L’Afrique et le Brésil s’associent pour permettre aux pauvres de profiter de la croissance et de faire face aux crises

8 avr. 2015

Dakar, Sénégal -  Alors qu’un élan se créé en faveur de l’adoption plus tard dans l’année des nouveaux Objectifs mondiaux de développement durable, environ 13 pays africains et le Brésil se sont réunis pour mettre en commun leurs expériences en matière de protection sociale afin d’inclure les pauvres d’Afrique dans l’initiative en faveur  de la croissance économique et de leur permettre de mieux supporter les chocs et les crises.

« Nous avons la responsabilité morale d’élaborer des politiques et des instruments qui se sont révélés efficaces dans la lutte contre la pauvreté, la réduction des vulnérabilités et le développement de la résilience des personnes face aux futurs chocs », a dit Mme Ruby Sandhu-Rojon, Directrice adjointe du Bureau régional pour l’Afrique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) aujourd’hui à Dakar, Sénégal.

« Des mesures de protection sociales ancrées dans les droits de l’homme et dans un développement social, économique et environnemental viable peuvent réduire la pauvreté, renforcer la résilience de la classe moyenne africaine et être les moteurs de la transformation du continent ».

Mme Sandhu-Rojon est intervenue à l’ouverture du Séminaire international sur la protection sociale en Afrique, une initiative en faveur de la coopération Sud-Sud, organisée en partenariat avec l’Union africaine, les gouvernements du Brésil et du Sénégal, l’Institut Lula et le PNUD, y compris le Centre mondial RIO+ pour le développement durable.

Malgré la croissance économique accélérée de la dernière décennie, le processus de croissance n’a pas bénéficié aux plus pauvres, et les inégalités persistent e l’Afrique. La couverture sociale demeure très faible. Seulement 20 % des plus pauvres du continent, soit 44 millions de personnes, ont accès à une protection sociale, notamment via des initiatives ciblées dans les domaines de la santé, de la nutrition ou des transferts d’argent en espèces.

Si ces projets sont mis en place, des investissements dans la protection sociale, dans le cadre d’un programme de développement viable plus vaste, contribueraient à améliorer la vie de 370 millions d’autres personnes vivant actuellement en dessous du seuil de pauvreté de 1,25 dollars par jour.  

« Les pays africains accomplissent des progrès dans le domaine de la protection sociale, mais une approche axée sur le cycle de vie visant à pallier les vulnérabilités aux différentes étapes de la vie – de la naissance jusqu’à la vieillesse – est indispensable si nous voulons réaliser notre vision de prospérité, dans laquelle la vie de tous les Africains compte », a dit le docteur Mustapha Sidiki Kaloko, Commissaire aux affaires sociales à la Commission de l’Union africaine.

Le Séminaire de deux jours permettra aux pays africains de partager leurs expériences avec le Brésil dont le programme de transfert d’argent en espèces assorti de conditions, intitulé Bolsa Familia est parvenu à faire sortir des millions de personnes de la pauvreté, faisant avancer la santé et l’éducation et réduisant considérablement les inégalités. Le  Séminaire s’emploiera également à trouver des modes de financement viables des initiatives de protection sociale.

« Nous sommes ici pour échanger et en apprendre davantage sur les concepts de protection sociale en Afrique et au Brésil afin d’améliorer la mise en œuvre de politiques publiques inclusives au profit d’un développement social, économique, et environnemental durable », a dit Mme Marcia Lopes, ancienne ministre du Développement social et de l’élimination de la faim du Brésil, qui exerce maintenant des fonctions au sein de l’Institut Lula.

Tandis que l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, le Lesotho et Maurice ont adopté des politiques et programmes de protection sociale tels que l’alimentation scolaire ciblée et les transferts d’argent en espèces, de nombreux autres pays font toujours face à des défis redoutables s’agissant de l’élaboration et de la mise en œuvre des mesures de protection sociale. 

Des faiblesses structurelles, telles qu’une couverture, une coordination, des capacités de mise en œuvre et un ciblage insuffisants et des difficultés à dépasser la phase pilote font partie des obstacles persistants. La faiblesse des financements nationaux pour assurer la viabilité des mesures de protection sociale représente également un défi.  

Les recommandations du Séminaire quant à la manière de promouvoir un accès équitable à la protection sociale de manière modulable et viable seront présentées à la réunion interministérielle de l’Union africaine sur le développement social, le travail et l’emploi plus tard dans le mois à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Information et contact

Pour obtenir plus d’informations ou des interviews auprès des médias, veuillez contacter :

Ngone Sow, Analyste en communication, PNUD Sénégal Tél. : +221  77569 9605 ;
courriel : ngone.sow@undp.org

Johan Lodewyk Strijdom, Directeur du bien-être social, Union africaine
Courriel : strijdomj@africa-union.org

José Alberto Gonçalves Pereira, Conseiller en communication, Centre RIO+, PNUD, Rio de Janeiro
Tél. : +55 21 3733 4133 ;
courriel :  alberto.pereira@undp.org

Sandra Macharia, Conseillère en communication du PNUD
Tél. : +221 77098 4645 ;
courriel : sandra.macharia@undp.org

Pour suivre la transmission en continu

Suivez le Séminaire international sur la protection sociale en Afrique sur Twitter  @UNDPAfrica, @PNUDFR, PNUDSenegal, @UNDP_RSCA, @RioPlusCentre

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