Journée de l’industrialisation de l’Afrique

20 nov. 2016

© Banque mondiale/Jonathan Ernst - Des travailleurs d’une centrale thermique de Takoradi, au Ghana.

 

Message du Secrétaire général de l'ONU

Au cours des vingt dernières années, l’Afrique a enregistré un taux de croissance global du produit intérieur brut de 4,7 % en moyenne par an. Même si ce taux a légèrement baissé en 2015 à cause de la faiblesse des cours des produits de base, des conditions de financement plus restrictives et de la sècheresse, le continent fait toujours partie des régions dont les taux de croissance sont les plus élevés.

L’Afrique est également un continent jeune, l’âge médian de la population étant tout juste inférieur à 20 ans. Pour réaliser le projet de l’Agenda 2063 de l’Union africaine pour une « Afrique prospère fondée sur une croissance inclusive et un développement durable », le continent doit créer chaque année des millions d’emplois à haute productivité.

Si l’on veut maintenir la croissance économique de l’Afrique, il faut absolument accélérer l’industrialisation et élargir la capacité de production et la création de valeur ajoutée. C’est pourquoi le Programme de développement durable à l’horizon 2030 consacre spécialement un objectif (l’objectif no 9) à l’industrie, l’innovation et l’infrastructure, un accent particulier étant mis sur la viabilité et la résilience. Il ressort des travaux de recherche que l’industrie manufacturière non seulement est un important créateur d’emplois mais elle a aussi un effet multiplicateur positif. Tout emploi dans ce secteur crée au moins deux emplois dans d’autres secteurs.

Cette année, à l’occasion de la Journée de l’industrialisation de l’Afrique, nous voulons faire mieux prendre conscience de l’importance que revêt la mobilisation des ressources nécessaires au financement d’une industrialisation durable qui profite à tous. Pour ce faire, les pays africains doivent adopter des politiques de transformation qui favoriseront la croissance du secteur privé, faciliteront les initiatives de création d’entreprises, augmenteront les investissements et établiront des partenariats durables. Les investisseurs doivent voir quels sont les avantages qu’ils auront à financer les programmes, projets, entreprises et ressources humaines de la région.

Pour promouvoir la compétitivité économique de l’Afrique, créer une prospérité partagée et préserver l’environnement du continent, il faut instaurer un climat à la fois stable et dynamique, fondé sur la bonne gouvernance et l’état de droit, propre à encourager les investisseurs nationaux et étrangers. En outre, les pays d’Afrique devront s’employer à renforcer l’intégration régionale. Et pour que ces efforts soient d’une grande portée et soient durables, l’Afrique devra être pleinement intégrée dans l’économie mondiale grâce au commerce équitable et ouvert. C’est seulement ainsi que pourra être honoré l’engagement qui a été pris dans le Programme 2030 de ne laisser personne à la traîne.