Lancement du Rapport mondial sur le développement humain 2016 au Burundi et Installation des comités du Rapport national sur le développement humain 2017

25 juil. 2017

© PNUD Burundi / Patrice Brizard / 2017 - Discours d'ouverture du Représentant résident du PNUD au Burundi, Dr Garry Conille

Discours d'ouverture de la cérémonie par le
Dr Garry Conille, Représentant résident du PNUD

Hôtel Royal Palace Bujumbura
 

Honorables Députés et Sénateurs ;

Excellence Monsieur le Ministre à la présidence, chargé de la Bonne gouvernance et du Plan ;

Excellences Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions diplomatiques ;

Mesdames et Messieurs les représentants du secteur privé et des Organisations de la société civile,

Mesdames et Messieurs les représentants du Monde académique,

Chers collègues du Système des Nations Unies,

Distingués participants à vos titres et qualités respectifs,

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier sincèrement d’avoir pris un peu de votre temps, que je sais très précieux, pour honorer de votre présence cette double cérémonie articulée, d’une part, sur le lancement officiel du Rapport sur le développement humain 2016 sur le thème : « Le développement humain pour tous », rapport que l’administrateur du PNUD, Helen Clark, et le Premier ministre, Stefan Löfven, ont lancé au niveau mondial le 21 mars à Stockholm en Suède, et d’autre part, sur l’installation et du lancement officiel des travaux de rédaction du Rapport national sur le développement humain 2017, dont le thème : « Cohésion sociale, dividendes démographiques et développement humain durable », a été arrêté lors de l’atelier national consultatif du 13 décembre 2016, présidé par le Ministre à la présidence chargé de la Bonne gouvernance et du Plan, ici présent, et dont je profite de l’occasion pour le remercier une fois de plus.

Votre participation personnelle à cette cérémonie témoigne non seulement de l’intérêt que vous portez à tout ce qui touche au développement de ce beau pays, mais encore et surtout, de l’attention particulière que vous accordez à l’universalité du développement en général et plus spécifiquement à ceux et celles qui sont généralement laissés pour compte.

 

Excellences et distingués invités,

Comme vous le savez déjà, le Programme des Nations Unies pour le développement, PNUD en sigle, publie depuis 1990 les Rapports sur le développement humain en considération de l’idée simple, mais très puissante, que « les femmes et hommes sont la véritable richesse de toutes les nations ».

Sur cette base, le PNUD approche le concept de développement humain comme l’élargissement des choix des femmes et des hommes et des capacités à vivre la vie qu’ils apprécient ou veulent. Le PNUD place ainsi les populations au centre du développement, en les considérant à la fois comme acteurs et bénéficiaires des actions de ce développement.

L’Indice de développement humain qui accompagne chaque rapport, intègre les indicateurs de revenu, d’éducation et d’état de santé afin de donner une image plus équilibrée des progrès à mesurer, que celle que donnerait le seul Produit intérieur brut par habitant ou la stabilité macroéconomique tant prisée par les théoriciens de la croissance économique.

Le Rapport sur « Le développement humain pour tous », qui vous est présenté aujourd’hui, met un accent particulier sur celles et ceux qui ont été laissés à la marge des progrès du développement au cours des 25 dernières années, et donne des pistes pour aplanir cette exclusion. Car, veiller à ce que les progrès du développement soient largement partagés n’est pas seulement la meilleure chose à faire, mais l’essentiel de ce qu’il faut faire pour développer et maintenir les fondations des sociétés pacifiques, justes et inclusives, comme clairement exprimées dans le nouvel agenda 2030 de développement international, actuellement connu sous le sigle « ODD : Objectifs de développement durable ».

 

Le choix des thèmes de la cohésion sociale et du développement humain durable pour le prochain Rapport national sur le développement humain sont une indication claire que les Burundais, dans leur ensemble, sont particulièrement préoccupés par les questions de justice, d’équité, d’inclusion et de durabilité. Questions qui sont au cœur des développements du Rapport mondial sur le développement humain 2016 que nous lançons aujourd’hui.

 

Excellences et distingués invités,

D’impressionnants progrès en termes de développement humain ont été réalisés au cours du dernier quart de siècle dans le monde en général et au Burundi en particulier.

Entre 1990 et 2015, l’Indice de développement humain mondial a nettement augmenté et celui du Burundi, tout en restant dans la catégorie des « faible développement humain » et ayant régressé en passant de 0,406 en 2014 à 0,404 en 2015, a connu une augmentation plus forte que celle de la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne avec 1,62 % de croissance contre 1,09 % pour l’Afrique subsaharienne.

Cette croissance de l’Indice de développement humain traduit des avancées considérables dans les domaines de l’éducation, de la santé et des niveaux matériels de vie dans le monde en général.

Toutefois, il faut le reconnaitre, ces progrès n’ont pas impacté toute la population mondiale de la même façon. Il suffit simplement de porter le regard au-delà des moyennes pour constater que près d’un tiers de la population mondiale continue de vivre dans un contexte de développement humain faible et que 1 % des personnes les plus riches du monde détiennent 46 % de la richesse mondiale.

Beaucoup de personnes et groupes de personnes sont donc désavantagés, marginalisés et ou exclus du développement dans le monde.

 

Excellences et distingués invités,

Suite à ce triste constat, je voudrais partager avec vous le message clé suivant, qui d’ailleurs résume allègrement les conclusions du Rapport : Nous pouvons influer sur les processus qui déterminent nos vies. L’adoption des Objectifs de développement durable en septembre 2015 et l’Accord de Paris sur le climat signé en décembre de la même année traduisent cette prise de conscience grandissante de la place des peuples dans les enjeux de la croissance, de la cohésion sociale et de la durabilité du développement humain.

Le développement pour tous est donc possible. Ce, à condition que nous le voulions tous et que nous œuvrions de concert pour, notamment : (i) atteindre les laissés pour compte par le biais des politiques universelles, (ii) prendre des mesures favorables aux groupes ayant des besoins particuliers, (ii) veiller à la résilience de la croissance et du développement humain, (iv) autonomiser les laissés pour compte, au nombre desquels les femmes, les jeunes, les populations autochtones, les minorités ethniques, les populations vivant dans les zones rurales, les personnes handicapées, les populations vivant dans les zones vulnérables (comme les zones de conflits), les personnes âgées, les migrants, les réfugiés et les chômeurs. La présentation du Rapport nous édifiera plus sur les stratégies et les actions recommandées pour y arriver.

 

Excellences et distingués invités,

Pour terminer mon propos, permettez-moi de remercier et féliciter les autorités du pays pour avoir facilité la présentation solennelle de ce Rapport sur le développement humain 2016.

Le fait d’avoir aussi accepté de coupler cet évènement avec l’installation des différents comités de suivi du processus d’élaboration du Rapport national sur le développement humain 2017 est une preuve supplémentaire de leur engagement pour un développement humain durable partagé par tous au Burundi.

Je vous encourage vivement à lire le Rapport mondial sur le développement humain 2016, car j’ai l’intime conviction qu’une bonne exploitation de ses conclusions et recommandations aidera, non seulement à mieux affiner les réflexions et les analyses du Rapport national sur le développement humain 2017, mais aussi et surtout, permettra à l’ensemble des acteurs du développement du Burundi à s’engager et évoluer plus facilement vers l’atteinte des Objectifs de développement durable, dont l’idée centrale est de « ne laisser personne pour compte d’ici à 2030 ».

Je vous remercie.

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