Plaidoyer et mobilisation des ressources pour mettre en œuvre la Stratégie nationale de réintégration socio-économique des personnes sinistrées

21 nov. 2017

© PNUD Burundi / Patrice Brizrd / 2017 - Dr Garry Conille, Coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Burundi prononce son discours d'ouverture à la mini table ronde.

Discours de M. Garry Conille, Coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Burundi

                                                                                    

  • Excellence Monsieur le Ministre des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre,
  • Excellences Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions diplomatiques,
  • Mesdames, Messieurs, représentants de la coopération internationale,
  • Mesdames, Messieurs les représentants du secteur privé et des Organisations de la société civile,
  • Chers collègues du Système des Nations Unies,
  • Mesdames, Messieurs les journalistes,
  • Distingués participants à vos titres et qualités respectifs,
  • Mesdames, Messieurs, Distinguées personnalités,

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier sincèrement d’avoir pris un peu de votre temps, que je sais très précieux, pour honorer de votre présence cette « Mini table ronde de plaidoyer et de mobilisation des ressources pour la mise en œuvre de la Stratégie nationale de réintégration socio-économique des personnes sinistrées au Burundi ».

Votre participation à cette cérémonie témoigne non seulement l’intérêt que vous portez à tout ce qui touche au développement du Burundi, mais encore et surtout, de l’attention particulière que vous accordez à l’universalité du développement en général et plus spécifiquement à ceux et celles qui sont généralement laissés pour compte.

J’adresse mes plus vifs remerciements aux organisateurs de cet événement, et en particulier à Son Excellence, Monsieur Martin NIVYABANDI,  Ministre des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre, pour les efforts inlassables que vous déployez dans la promotion de la Stratégie nationale de réintégration socio-économique durable au Burundi.

Le PNUD, qui est également partenaire à cette cérémonie, est très conscient du rôle fondamental joué par les partenaires au développement. En effet, le PNUD a, entre autres, appuyé l’évaluation de l’ancienne Stratégie nationale de la réintégration et il a contribué à l’élaboration de la présente Stratégie. Je saisie cette opportunité pour saluer la contribution du gouvernement du Burundi et des partenaires au développement au cours des différentes séances de réflexion, de consultation et de validation de cette stratégie.

 

Mesdames, Messieurs, Distingués Invités,

Pour contribuer à la mise en œuvre de l’ancienne stratégie de réintégration, le Fonds de consolidation de la paix (PBF Peace Building Fund) a mis à la disposition de 6 agences du Système des Nations Unies (BIT, FAO, ONUFEMMES, PNUD, FNUAP et UNHCR) un financement de près de 10 millions US$ pour mettre en œuvre le programme « Consolidation de la paix à travers l’appui à la réintégration socio-économique durable en faveur des populations affectées par le conflit », PBF II en sigle. Ce dernier a fait suite au projet d’appui à la réintégration socio-économique

durable des populations affectées par le conflit, PBF I en sigle, qui s’inscrivait dans la dynamique de la transition vers le développement durable et ciblait également les groupes des rapatriés, des déplacés internes, des ex-combattants et des vulnérables issus de la communauté d’accueil.

D’autres partenaires ont aussi contribué à sa réalisation notamment :

  • L’Union européenne qui a financé le Projet « Appui à la villagisation dans le cadre du rapatriement et la réintégration au Burundi », et ;
  • La Banque mondiale qui a financé la démobilisation et la réintégration des ex-combattants.

 

Mesdames, Messieurs, Distingués Invités,

À la fin du mois de juin 2016, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), plus 267 887 Burundais, dont plus de la moitié sont des enfants, craignant pour leur vie, ont fui leur patrie vers des pays voisins, et ont trouvé refuge principalement en Tanzanie, au Rwanda, en Ouganda et en République démocratique du Congo (RDC). À ceux-là s’ajoutent plus de 40 000 anciens réfugiés qui pour la plupart résident en RDC.

Aussi, d’après le document de Plan de  réponse humanitaire  (HRP) de janvier 2017, les chiffres d’octobre 2016 ont montré que plus de 111 000 personnes se sont déplacées dans tout le pays, soit une augmentation de 18 % par rapport à la même période en 2015.  

La Matrice de suivi des déplacements (Displacement Tracking Matrix) du mois d’octobre 2017, réalisée  par l’Organisation internationale des migrations (OIM) avec la collaboration de la Croix-Rouge, a identifié 189 000 personnes déplacées qui constituent 42 565 ménages, dont 80 % sont des femmes et des enfants de moins de 18 ans et 30 % des enfants de moins de 5 ans. 7308 personnes habitent dans les camps de déplacées, 104 118  habitent avec les familles d’accueil, 26 252 dans des maisons vides et 51 322 louent des maisons.  123 510 se sont déplacés à causes des désastres naturels (inondations et glissements de terrain) tandis que 64 673 autres pour des raisons dites socio-politiques.

Les communautés affectées par ces phénomènes climatiques et sociopolitiques  ont du mal, actuellement, à répondre à leurs besoins en abris, articles non alimentaires, eau, hygiène et assainissement, biens alimentaires et moyens de subsistance. En plus de ces besoins de nature humanitaire, elles méritent un soutien dans leurs efforts de relèvement en matière de réintégration, de réinstallation ou de relocalisation en termes d’accès au logement approprié et aux services sociaux de base, ainsi qu’aux moyens de subsistance.

 

Mesdames, Messieurs, Distingués Invités,

La recherche de solutions durables et la création de conditions favorisant celles-ci relèvent en premier lieu de la responsabilité du Gouvernement. Toutefois, les personnes bénéficiaires doivent notamment pouvoir participer au relèvement et   à la mise œuvre des solutions durables, par des consultations et une implication directe.

Le Gouvernement, en collaboration avec le Bureau du Coordonnateur résident des Nations Unies, le PNUD, l’UNHCR et l’UNICEF, a organisé du 27 au 29 avril 2016 à l’Hôtel Royal Palace, un atelier national de réflexion sur les solutions durables et le relèvement précoce en faveur des personnes sinistrées réalisables dans le contexte du Burundi. Cet atelier a permis la formulation des recommandations pertinentes pour la révision de la Stratégie nationale de réintégration socio-économique des personnes affectées par le conflit.

 

Mesdames, Messieurs, Distingués Invités,

Aujourd’hui nous avons une stratégie nationale de réintégration basée sur les solutions durables, qui est une opportunité et un cadre d’appui aux personnes en situation de déplacement. Cette stratégie nous permettra de ne laisser personne pour compte et de contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs du développement durable.

Les hommes, les femmes, les jeunes et les enfants en situation de déplacement ont leur regard tourné sur nous.

Je crois profondément que notre engagement, ainsi que notre participation, permettront d’apporter une réponse durable à ceux- et à celles-ci. Soyez assurés que le Système des Nations Unies au Burundi, à travers ses actions, continuera de soutenir et d’accompagner la mise en œuvre de la nouvelle Stratégie nationale de réintégration.

Je vous remercie.

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