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Des adultes associés et des vulnérables vont bénéficier de la réinsertion sociale En province Cibitoke (Nord Ouest du Buurndi), 2.181 personnes dont 1437 adultes associées et 744 vulnérables vont bénéficier d’un programme d’appui à leur réinsertion sociale dans le cadre de la mise en œuvre de 22 projets à haute intensité de la main d’œuvre (HIMO) qui vont créer de l’emploi temporaire d’une durée de trois mois aux bénéficiaires du projet répartis sur les 6 communes de la province. Ce projet s’étendra sur trois autres provinces situées également à l’Ouest du pays, à savoir Bubanza, Bujumbura Rural et Bururi. L’inauguration de ce nouveau projet a eu lieu, dans le cadre de la célébration de la journée internationale de lutte contre la pauvreté, le 6 octobre 2009, à Kiramira, commune Rugombo de la province Cibitoke où 100 des 2.181 bénéficiaires recensés dans cette province ont entrepris des travaux d’entretien et de réhabilitation d’une piste rurale d’une longueur d’une dizaine de km reliant les communes Rugombo et Murwi. Ce service est mis volontairement à la disposition des adultes associés afin qu’ils puissent bénéficier de moyens de subsistance (3 000 FBU par jour) pendant trois mois pour faciliter leur réinsertion dans la vie civile. Dans le cadre de la mise en œuvre du Service de Reconstruction Communautaire et afin d’éviter des mécontentements de la part d’autres membres de la communauté, les projets issus de ce dernier cherchent à établir un équilibre entre subvenir aux besoins spécifiques des adultes associés et subvenir à ceux des populations affectées par les conflits et de la communauté en général. C’est ainsi que 30% des emplois créés dans le cadre de la réalisation des microprojets HIMO seront réservés aux membres de la communauté d’accueil. Cette association d’adultes associés au reste de la communauté est perçue positivement par les membres des deux composantes sociales. Pour Féronie Gatanga, 52 ans, veuve et déplacée avec 6 enfants à charge, « tout projet qui se veut porteur de germes d’espoir, de paix et de développement doit tenir en compte tout le monde ». Ce projet apportera de quoi manger à ma famille, je pourrais subvenir à d’autres besoins et en fin de compte nous vivrons bien parce que les travaux que nous entreprenons aujourd’hui, nous permettront d’améliorer nos conditions de vie avec les trois mille francs que nous allons gagner par jour, souligne Gatanga. Pour sa part, Samuel Niyonkuru voit sa commune redevenir un havre de paix et de sécurité où le développement s’enracine dans les bonnes relations sociales. 22 ans, marié, père de 2 enfants, Niyonkuru regrette les 5 années qu’il a passé sur le terrain des combats. « Nous allons travailler avec notre force et notre volonté et sommes rassurés que les travaux qui nous rassemblent ici, « anciens » adultes associés aux FNL et nos frères et sœurs qui n’ont pas combattu, nous amèneront à consolider l’entente qui est déjà là, de bien cohabiter et partant donner l’exemple de cohabitation pacifique pour tout le pays », a dit Niyonkuru. Notons que pour cimenter les relations entre les adultes associés et leur communauté d’accueil, une journée par semaine (samedi) sera consacrée à des séances d’information sur la coexistence pacifique, le code de conduite d’un bon citoyen, l’autopromotion rurale et le développement communautaire.
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