Pour une meilleure participation de la femme : les femmes élues locales se constituent en réseau
La loi communale burundaise adoptée en avril 2005 marque l’engagement du gouvernement à donner la place de choix aux collectivités territoriales décentralisées et à leurs populations dans l’administration et le développement du pays.
C’est dans ce cadre qu’a vu le jour l’association burundaise des élus locaux (ABELO) qui, en vue de promouvoir la participation de la femme à la gestion des affaires publiques, a décidé de mettre sur pied un réseau de femmes élues locales afin qu’elles conjuguent leurs efforts pour défendre ensemble leurs droits de représentation équitable dans la gestion des affaires du pays à tous les niveaux.
En effet, alors que les femmes représentent 52 % de la population, la loi ne prévoit qu’une représentation de 30 % de femmes à l’assemblée nationale, au sénat et au conseil communal.
Malgré cette place réservée à la femme, il est indéniable au Burundi que la femme joue un rôle de premier plan dans le développement du pays et particulièrement celui du monde rural. En fait, elle s’occupe de multiples fonctions sociales dont celles de mère, d’éducatrice, de gestionnaire du ménage et a donc une pierre à apporter à l’édifice pour le développement du pays.
A l’occasion de la mise en place du réseau des femmes élues locales, ce mardi 27 octobre 2009, le ministre de l’intérieur, M. Edouard Nduwimana, a indiqué que si nous voulons cheminer vers le développement durable de nos collectivités, la femme doit être impliquée très fortement dans la conduite des affaires publiques. Il a appelé les femmes élues à mobiliser et à sensibiliser les autres femmes pour qu’elles se fassent élire massivement au cours des élections générales prévues l’an prochain.
Cette initiative est soutenue par le système des Nations Unies au Burundi qui appuie les organisations de la société civile dans leurs efforts de recherche des solutions durables aux problèmes de gestion des collectivités locales en vue de la consolidation de la paix et la promotion d’un développement socio-économique conséquent.
Selon l’adjointe du représentant exécutif du secrétaire général des Nations Unies au Burundi, Mme Bintou Keita, la mise en place et l’opérationnalisation du réseau des femmes élues locales permettront de renforcer leur position en tant qu’actrices crédibles et interlocutrices capables, entre la population, les autorités nationales et les partenaires au développement. « Nous espérons que le réseau des élues locales va jouer un rôle rassembleur et d’entrainement d’autres femmes pour une participation politique active en cette période pré-électorale et ainsi influer sur la forte représentation des femmes dans les futures institutions », a dit Mme Keita.
Notons que cette réunion de l’assemblée générale constituante du réseau des élues locales a été organisée conjointement par l’ABELO et le Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB/PNUD) à travers le projet « Appui à l’amélioration de la qualité des services publics locaux » de la section intégrée paix et gouvernance.
Environ 150 personnes représentant les 129 communes et les 17 provinces du pays ont pris part à cette importante rencontre qui avait pour objectif principal de mettre sur pied les organes du réseau des femmes élues locales.
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