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Validation d'une étude et de la stratégie nationale sur la prolifération des armes légèresLe Gouvernement du Burundi et le PNUD ont procédé les 29 et 30 mai 2006 à la validation d’une étude et du document sur la prolifération des armes légères de au Burundi. L’étude réalisée par la Ligue Burundaise des droits de l’homme Iteka en collaboration avec le Small Arms Survey (Genève) avec l’appui du PNUD et Oxfam Pays Bas (NOVIB) estime à 100.000 le nombre d’armes légères qui circule entre les mains de la population. Le document de la stratégie nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre et de désarmement de la population civile au Burundi a été élaboré par l’équipe composée de représentants du gouvernement issus des secteurs des secteurs clés concernés par la question des armes légères et de petit calibre, les membres de la société et les représentants des organisations internationales oeuvrant au Burundi et qui suivent de près cette question. Les Burundais qui détiennent des armes se justifient par le besoin d'assurer leur protection personnelle ainsi que celle de leurs biens et que les pays voisins du Burundi, en l'occurrence la Tanzanie et la RD Congo, représentent des réservoirs considérables d'armes dans lesquels les Burundais ont largement puisé depuis 1993 . Le Burundi sort progressivement d’une longue crise sans précédent dans son histoire. Le bilan est lourd, avec des conséquences très néfastes sur la vie du pays : des centaines de milliers de morts, des centaines des réfugiés et des déplacés internes, des destructions à grande échelle des infrastructures sociales etc. Le conflit a été à l’origine de la prolifération des armes à feu au sein de la population civile, avec comme corollaire la multiplication des violations des droits de l’homme : augmentation de la violence armée et recrudescence du banditisme à main armée et d’autres formes de crimes avec usage d’armes à feu. « Si on parvient à enlever les armes au sein de la population civile, ça sera une victoire capitale, une victoire de la confiance, une victoire de la paix sur les tragédies et les drames qui ont longtemps maintenu le peuple burundais dans le traumatisme et qui pourra désormais regarder l’avenir avec espoir et confiance », a déclaré M. Benoît Ntigurirwa, directeur de cabinet au ministère de l’intérieur et de la sécurité publique à cette occasion. Les acteurs de la société civile, le gouvernement et les partenaires du Burundi sont conscients de cette situation problématique et considèrent que le pays ne peut pas retrouver une paix durable aussi longtemps que ces armes resteront entre les mains de la population civile. Selon Jean Kabahizi, assistant au représentant résident du PNUD, « la consolidation de la paix et l’évolution vers un développement économique nécessitent qu’une solution soit trouvée des armes légères ». Il a vivement salué l'engagement du gouvernement burundais dans la lutte contre la prolifération de ces armes légères et de petits calibres notamment à travers la ratification par le Burundi du protocole de Nairobi le 15 mars 2006, le lancement de la campagne de désarmement civil. Ces initiatives répondent aux soucis maintes fois exprimés par les population de voir leurs sécurité s’améliorer, a-t-il souligné. Dans le souci de contribuer à la résolution de cette question, la Ligue Burundaise des droits de l’homme Iteka en collaboration avec le Small Arms Survey (Genève) avec l’appui du PNUD et Oxfam Pays Bas (NOVIB), viennent de réaliser une Etude documentée sur la problématique liée à la prolifération des armes légères au Burundi. L’objectif de l’Etude est de fournir des données de base comme contribution à la formulation d’une politique de lutte contre la prolifération des armes légères au Burundi, prenant en compte les réalités du terrain et les préoccupations de la population. L’étude a rassemblé et analyser des informations provenant de différentes sources à savoir, une enquête auprès de 3120 ménages dans six provinces, une analyse des statistiques de la criminalité disponibles auprès des services de sécurité des Nations Unies, les cas d’atteinte à l’intégrité physique auprès de Médecin Sans Frontière - Belgique et la Ligue Iteka, un atelier de deux jours auquel ont participés les anciens combattants affiliés à sept ex-groupes armés, ainsi que des entretiens conduits avec les acteurs principaux jouant un rôle dans le contrôle de la circulation des armes à feu.
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