Vers un Burundi meilleur d’ici 2025
Le PNUD aide le Burundi à planifier pour un avenir radieux
« Il ne faut pas négliger le passé pour ne pas compromettre l’avenir » ont reconnu les leaders politiques et religieux rassemblés lundi 12 octobre 2009 à Bukeye (centre du pays) dans un atelier d’appropriation de la vision Burundi 2025 placé sous le thème : « Ensemble pour une gestion maîtrisée de l’avenir ».
Appelé également étude prospective Burundi 2025, cette vision qui a été élaboré grâce à l’appui du PNUD a pour objectif la construction d’un projet de société sur base d’une vision partagée de développement à l’horizon d’une génération 20 à 25 ans.
Elle constitue un cadre et un processus pour un consensus minimal réunissant l’ensemble des burundais autour d’un projet de société. A cet effet, elle est un espace de dialogue national sur les principaux enjeux et défis de développement à long terme ainsi qu’un cadre de concertation avec les partenaires nationaux et internationaux.
Selon le chef de l’Etat burundais, M. Pierre Nkurunziza, le Burundi qui traverse une période post-conflit, se doit de chercher et d’analyser les problèmes fondamentaux qui ont caractérisé son passé afin d’identifier les réponses appropriées susceptibles de panser définitivement les plaies de son peuple meurtri par plus d’une décennie de crise. Ces réponses doivent impérativement passer par une analyse prospective qui est avant tout une attitude d’esprit et un comportement mobilisés pour assurer la qualité et la maîtrise de l’avenir dans le cadre d’une vision du développement à long terme, a expliqué M. Nkrurnziza.
Réalisée avec la facilitation de l’Institut des Futurs Africains (IFA), cette étude a été conduite et élaborée par une équipe nationale multidisciplinaire. Elle répond au prescrit de l’accord d’Arusha qui demande au gouvernement d’entreprendre avec l’appui de la communauté internationale, un programme de reconstruction matérielle et politique dans une approche globale qui intègre la réhabilitation, la consolidation de la paix, la promotion des droits et libertés de la personne humaine, la croissance économique et le développement durable.
Bâtie à partir de trois scenarii, à savoir le scénario tendanciel (de référence) dit Ntarataze marquée par une évolution normale du système, le scénario optimiste appelé Burundi Buhire et le scénario pessimiste nommé Burije, l’étude prospective représente donc un espace de dialogue pour toutes les forces vives de la nation et un exercice le plus participatif possible, pour arriver à une vision qui est partagée par le plus grand nombre et donner ainsi le maximum de chance pour que ce qui est souhaitable devienne possible.
L’étude prospective Burundi 2025 qui a été consolidée sur base du 2ème scénario Burundi Buhire devra permettre une meilleure articulation du CSLP et des OMD en les inscrivant dans une vision globale du développement à long terme et en les intégrant dans mieux dans le système burundais de planification.
Ainsi, selon le scénario retenu, l’image du Burundi serait fondée autour de sept piliers qui sont : (i) Une Nation unie, solidaire et en paix; (ii) Une économie prospère au service du bien-être socio-économique des Burundaises et des Burundais; (iii) Un pays bâti sur une société de droit; (iv) Un pays qui a pris rang dans la société de l’information, du savoir et de la connaissance par la promotion des TIC dans tous les secteurs ; (v) Un territoire urbanisé, aménagé de manière équilibrée et durable, avec une croissance démographique maîtrisée; (vi) Un pays doté d’une stratégie nationale et régionale de développement des industries culturelles pour revitaliser un patrimoine culturel riche et participer au maintien de la diversité culturelle; (vii) Un Burundi ouvert, rayonnant et attractif, pleinement intégré dans les dynamiques sous-régionales, régionales et mondiales.
Cette vision s’inscrit donc dans la logique du développement durable, celui qui permet de satisfaire aux besoins actuels du peuple burundais sans compromettre les chances des générations futures.
D’après le président Nkurunziza, la principale motivation de son élaboration réside dans une volonté de pouvoir gérer les incertitudes grandissantes d’un contexte national et international devenu trop changeant ; anticiper les changements et les possibilités de rupture de tendances et repérer les opportunités à saisir et les menaces à écarter.
Notons que les travaux de cet atelier ont débuté par deux messages pour la paix et le développement lancés par un vieil homme et un petit enfant. Le vieil homme (Janvier Bampoye) a insisté sur la façon dont le chef de famille se donnait corps et âme pour assurer le bien être de cette dernière, la consolidation de la paix et la préparation de l’avenir de ses enfants.
Le petit enfant (Joseph Camir Nduwimana) a regretté que le Burundi paisible que ses ancêtres ont légué aux générations actuelles soit actuellement marqué par des déchirements. Son principal souhait est que les générations présentes et montantes ne laissent pas de problèmes à leurs progénitures.
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