Le Burundi se dote de plates formes provinciales de prévention des risques et de gestion de catastrophes
Le Burundi s’et doté ce mercredi 14 octobre 2009 de plates formes provinciales de prévention des risques et de gestion de catastrophes ayant pour principale mission de prévenir et sauver des vies humaines et d’éviter des pertes sociales et économiques au Burundi.
Le lancement de ces plates formes a eu lieu à Gitega (centre du pays), à l’occasion la célébration de la journée internationale de la prévention des risques et de gestion de catastrophes dont le thème « des hôpitaux à l’abri des catastrophes : réduire les risques, protéger les installations sanitaires, sauver des vies» s’inscrit dans la campagne mondiale 2008 – 2009 qui a aussi pour objectif de s’assurer de la préparation des communautés face aux catastrophes naturelles.
Afin de mieux prévenir les catastrophes au Burundi, le premier vice président de la république, M. Yves Sahinguvu, a indiqué que le gouvernement, conscient du problème, car les catastrophes, une fois survenues, emportent des vies humaines, freinent le développement tout en effritant la confiance que la population devrait avoir en ses dirigeants et partenaires, s’est résolu à construire un nouvel hôpital à Nyabikere (centre du pays) et à réhabiliter quatre autres vieux hôpitaux, Gitega (le plus grand hôpital du centre du pays construit en 1920), Rutana (est du pays), Rumonge (sud du pays) et Kiganda (centre –ouest du pays).
Il a souligné que la protection des hôpitaux et des installations sanitaires visent à protéger la vie des patients et du personnel médical en veillant à la résilience structurelle des installations sanitaires, garantir le fonctionnement des structures médicales et des services connexes au lendemain des catastrophes et des situations d’urgence et améliorer les capacités du personnel médical et des institutions pertinentes en matière de prévention et des risques, compris la gestion des situations d’urgence.
Pour le directeur pays du PNUD, M. Gustavo Gonzalez, « le prix à payer pour mettre les hôpitaux à l’abri des catastrophes n’est pas très élevé. L’hôpital le plus coûteux est celui qui ne peut remplir sa mission. Ainsi, les hôpitaux devraient être protégés et résistants aux aléas naturels et environnementaux, car lorsque les équipements sanitaires sont endommagés, l’aptitude à améliorer la santé maternelle et infantile et à fournir des soins indispensables est elle aussi compromise ».
C’est alors que « prévenir », « anticiper », se présente comme l’élément essentiel pour maîtriser les impacts parfois dévastateurs des catastrophes naturelles. De ce fait, ceux qui développent cette capacité d’anticipation et de prévention sont mieux préparés face aux événements qui ne font pas l’exception entre riches, pauvres, hommes et femmes.
Notons que le Gouvernement du Burundi a bénéficié d’un appui financier et technique du PNUD dans la mise en place de ces plates formes provinciales de prévention des risques et de gestion de catastrophes qui, depuis 2005, a déjà créé au sein du ministère de la sécurité publique une coordination de la protection civile chargée entre autre des questions de prévention des risques et gestion des catastrophes. Grâce à son partenariat avec le PNUD, le Burundi est également doté du matériel roulant, informatique et de communication mis à sa disposition par le PNUD afin qu’il soit toujours prêt, à tout moment, à répondre aux exigences de prévention des risques et de gestion de catastrophes.
Ces plates formes concentreront leurs interventions notamment sur l’éducation et la sensibilisation des populations sur les comportements à adopter, avant, pendant et après les catastrophes, le renforcement des capacités des communautés en matière de secours en cas d’urgence, la formation des communautés en leur inculquant les techniques et les règles de construction en vue de respecter les normes de l’urbanisme et du regroupement en village, la distribution de l’assistance humanitaire et la protection de l’environnement.
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