Le Burundi sur le point de se  débarrasser du danger des mines


« Il nous est agréable aujourd’hui, de rappeler ici que le Burundi est sur le point de réussir le défi d’un pays libéré de la menace que représente la présence de mines et engins non explosés sur l’ensemble du territoire de la République, au cours de cette année 2008 », a déclaré le directeur de cabinet au ministère de la sécurité publique, M. Désiré Nhimirimana, le 4 avril 2008, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de l’action contre les mines.

« Après avoir posé des mines avec tant de savoir-faire, nous devons maintenant faire preuve de plus d’efficacité encore dans le déminage », a dit M. Nshimirmana.

D’après le directeur pays du PNUD au Burundi, M. Gustavo Gonzalez, « sans mines, le Burundi serait un paradis ».

« C’est à cause de l’impact négatif des mines sur la paix et le développement que le Bureau Intégré des Nations Unies au Burundi  (BINUB) a situé l’action contre la mines comme une de ses priorités, et a confié au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) le rôle de  chef de file », a dit M. Gonzalez.

 « L’assistance du PNUD à l’action contre les mines s’inscrit d’abord dans l’appui global de l’organisation à la reforme du secteur sécuritaire. Pour le PNUD, le renforcement de la sécurité humaine - y compris la lutte contre les mines antipersonnel - constitue une condition préalable au développement durable. C’est ainsi que toute action contre les mines - plaidoyer, formation, déminage, destruction - doit être aussi vue comme une action concrète et effective de lutte contre la pauvreté », a précisé M. Gonzalez.

D’après le coordonnateur national de la protection civile, « les mines terrestres en qualité d’instruments de guerre, frappent avec cruauté. Des dizaines d’années après un conflit, dissimulées dans la terre, ces armes meurtrières demeurent prêtes à tuer et à mutiler. À cause d’elles, des conflits du XXe siècle continuent de faire, nuit et jour, de nouvelles victimes au XXIe siècle ».

En effet, une seule mine – ou ne serait-ce que la crainte de tomber sur une mine – peut tenir toute une communauté en otage. Elle peut empêcher des agriculteurs de travailler leurs champs, des réfugiés de rentrer chez eux, même des enfants de jouer. À la fin d’un conflit, la présence de mines demeure l’un des principaux obstacles à la reconstruction et au renouveau de la société.

« Le retour des terres nettoyées aux communautés rurales est d’une importance capitale pour l’économie et le développement durable du pays. Dans la plupart des cas, le programme de l’action humanitaire contre les mines vise à rétablir la confiance parmi la population pour l’utilisation de ces terres et permettre le retour aux activités pastorales et agricoles », a indiqué le coordonnateur national.

 

Le coordonnateur national a indiqué que les victimes des mines et résidus explosifs de guerre sont confrontés toute leur vie à de lourds défis et ont besoin d'attention immédiate ainsi que de soutien à long terme. « Nous leur rendons hommage aujourd’hui et allons tout mettre en œuvre pour définir et mettre en place une politique d’assistance pertinente et viable à l’échelle nationale très prochainement », a-t-il ajouté.

Au Burundi, la lute contre les mines se fait dans le cadre d’un partenariat développé entre gouvernement du Burundi et le PNUD, la Commission Européenne, la Suède, la France, la Suisse, la Belgique, la Grande Bretagne, l’Allemagne, le Canada, le Japon, et l’Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF)).

 

C’est dans ce cadre que les activités de ce 4 avril 2008 ont été marquées par une remise de tricycles à 5 personnes en situation de handicap avec l’appui de l’ONG HIB et du matériel varié dont : matériel scolaire, savon et couverture, à 11 handicapés grâce à la contribution de l’UNICEF.