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Aperçu historique
Ancienne colonie belge, le Burundi a obtenu son indépendance le 1er juillet 1962. L’histoire d’après son accession à l’indépendance est marquée de péripéties d'affrontements et de massacres à caractère ethniques qui se sont succédés au cours des années 1965, 1972, 1988 et 1993. Ces crises ont engendré la mort, l'exil ou le déplacement de centaines de milliers de personnes. L'assassinat en 1993 du premier président démocratique élu, Melchior Ndadaye, a déclenché une crise qui n’est pas encore totalement terminée. Une faction rebelle « Front Nationale de Libération » combat toujours le pouvoir de Bujumbura mis en place en août 2005 à l’issue des élections démocratiques qui ont été largement remportées par l’ex-mouvement armé CNDD (Conseil National pour la Défense de la Démocratie). L’annoncée de l’ouverture des négociations entre le gouvernement et le FNL (Front Nationale de Libération) permettra au pays de mettre fin à la guerre civile qui aura duré 13 ans.
Localisation

Le Burundi est situé en Afrique Centrale. Il fait frontière communes avec trois pays : le Rwanda au Nord, la République Démocratique du Congo à l’Ouest, la Tanzanie au Sud et à l’Est. Le Burundi constitue un trait d’union entre l’Afrique Centrale, Orientale et Australe.
Données géographiques
La superficie du Burundi est de 27.834 Km² répartie sur trois grandes régions naturelles : la plaine de l’Imbo (Ouest), les plateaux centraux (Centre) et les dépressions du Moso (Est) et Bugesera (Nord).
Son relief est marqué par une altitude qui varie entre 774 m, correspondant au niveau du lac Tanganyika et 2670 m, point culminant au mont Heha. Ces différences d’altitude permettent au pays d’avoir des paysages très variés avec une multitude de collines qui forment les plateaux centraux du pays.
Le Burundi compte en outre deux autres dépressions au Nord et à l’Est du pays (Kumoso et Bugesera), avec une altitude variant entre 1150 m et 1500 m, et les basses terres de l’Imbo, situées entre 774 m et 1000 m. Ces dernières sont situées à la limite occidentale du pays.
De part sa situation montagneuse, le Burundi est caractérisé par un grand nombre de cours d’eau et de marais. Il dispose en outre d’un certain nombre de lacs qui occupent près du dixième de la superficie du pays. Il y a en plus du lac Tanganyika qui sépare le Burundi de ses voisins de l’Ouest et du Sud (le Congo Démocratique et la Tanzanie) d’autres petits lacs du nord (Cohoha, Rweru, Rwihinda ou lac aux oiseaux et Kanzigiri) que le Burundi partage avec le Rwanda.
Le Burundi appartient également à deux grands bassins à savoir le bassin du fleuve Congo et celui du Nil. Les rivières situées à l’ouest de la crête Congo-Nil qui sépare les deux bassins se jettent dans le lac Tanganyika. Les eaux collectées à l’Est de cette crête sont cheminées vers le lac Victoria et alimentent par conséquent le fleuve Nil, raison pour laquelle on dit que la source la plus méridionale du Nil se trouve au Burundi.
Le lac Tanganyika reste par ailleurs le deuxième lac le plus profond après le lac Baïkal, il regorge d’importantes espèces halieutiques.
Climat
Le Burundi jouit d’un climat tropical tempéré par le relief. La moyenne annuelle des températures varie entre 15°C et 23 °C et subit une forte influence de l’altitude. Les moyennes les plus élevées sont observées dans la plaine de l’Imbo (Ouest du Burundi).
Le régime pluviométrique est caractérisé par deux saisons sèches et pluvieuses dont chaque fois une grande et une petite. La grande saison des pluies a lieu entre le mois de févier et avril aussitôt suivie par la grande saison sèche qui va du mois de mai jusqu’en août. Aujourd’hui, suite à des perturbations climatiques caractérisées par une forte avancée de la sécheresse, on assiste à un changement de tendances avec une saison sèche souvent plus longue que prévue ou un arrêt précoce de pluies.
La petite saison pluvieuse va normalement de septembre à décembre et, aussitôt suivie par la petite saison sèche qui va de décembre à février.
Le climat du Burundi permet au pays de disposer d’une faune et d’une flore riches et variées.
Démographie
Selon les estimations de 2002, la population burundais est estimée à 7.200.000 habitants dont 90 %, vit de l’agriculture en milieu rural.
Langues
La langue officielle est le français. L’anglais est la principale langue enseignée dans le système éducatif, en plus du français. Au Burundi, il existe une seule langue nationale, le Kirundi. Le Swahili est parlé surtout en milieu urbain.
Education
Le taux de scolarisation brut au primaire est de 71,1 % (filles 62 %), au secondaire de 10,4 % et le taux d’alphabétisation des adultes est de 42,1 %. Dans le cadre de la solarisation universelle, le gouvernement vient de déclarer l’enseignement primaire gratuit pour tous enfants burundais.
Organisation politique
Le Burundi est un pays laïc et indépendant depuis 1962 après. Depuis ce jour le pays évoluera sous un régime monarchique jusqu’en 1966, jour où le pays va connaître une succession de régimes militaires sur environ trois décennies. En 1993, le Burundi a adopté une constitution qui lui a doté d’un régime présidentiel. En octobre de la même année, cette constitution sera trahie par l’assassinat dans un coup d’Etat manqué du premier président démocratiquement élu. Ce coup de force a plongé le pays dans une crise socio-ethnique dont il sort doucement avec le vote de la nouvelle constitution en février 2005 et la mise place six mois plus tard de nouvelles institutions issues de cette dernière.
Organisation administrative
Le Burundi est subdivisé en 17 provinces et 129 communes. Chaque province est dirigée par un gouverneur et chaque commune par un administrateur. Bujumbura est la capitale du Burundi. Gitega, située à 110 km est la deuxième ville du pays. Les autres villes importantes sont Ngozi, Rumonge et Muyinga.
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