Objectifs du Millénaire

Réduire l'extrême pauvreté et la faimAssurer l'éducation primaire pour tousPromouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmesRéduire la mortalité infantileAméliorer la santé maternelleCombattre le VIH/SIDA, le paludisme et d'autres maladiesAssurer un environnement durableMettre en place un partenariat mondial pour le développement

Assurer un environnement durable

 En analysant un à un les indicateurs par rapport aux Objectifs du Millénaire pour le développement, il est clair que la réalisation des Objectifs du Millénaire pour développement d’ici 2015 reste difficile au Burundi

Les grands mouvements des populations et de bétail dus au conflit que le pays a connu depuis 1993 ont exercé des pressions considérables sur l’environnement, aggravant la déforestation et l’empiètement sur les parcs protégés. D’après les estimations de la Banque Mondiale, sur la période 1990 - 2000, en moyenne 9 % des forêts auraient disparu chaque année, ce qui est le taux de déforestation le plus élevé du monde.

Au Burundi, 93, 7 % des ménages emploient le bois comme source d’énergie (principalement pour la cuisson) et 46,4 % l’emploient comme source de lumière. Plus de 79,4 % de la population urbaine emploient le charbon de bois comme source d’énergie.

Depuis 1992, il existe une politique et une stratégie nationale qui a été actualisée en 1997 grâce à l’appui du PNUD mais dont la réalisation se heurte à l’insuffisance de données et aux lacunes en matière de planification , et au manque de ressources financières et de capacités des institutions en charge de la gestion de l’environnement.

Le Code de l’environnement promulgué en 2000 constitue le cadre légal de la gestion de l’environnement alors que la SNEB (Stratégie Nationale pour l’Environnement au Burundi) en est le cadre opérationnel.

En matière d’eau potable, en 1999, 47 % des ménages du Burundi avaient accès à une eau potable. Cette moyenne nationale recouvre d’importantes disparités entre les villes et la campagne. Alors que 75 % des ménages urbains boivent une eau sûre, seuls 43 % des ménages ruraux ont accès à une eau de boisson traitée ou à des sources non contaminées. Au niveau de la desserte brute le taux était de 70 % en milieu rural et de 96 % en milieu urbain.

Les estimations de 2002 indiquent une légère amélioration de l’accès de la population à l’eau potable, évaluée à 49 %. Le taux de desserte brut serait de 76 % pour tout le pays.