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Les Volontaires des Nations Unies organisent une retraite pour échanger leur expérience de terrain
Du 21 au 22 Août 2008, les volontaires oeuvrant dans les différentes agences des Nations Unies (PNUD, UNICEF, HCR, FENU) se sont retrouvés à Ngozi (Nord du Burundi) pour échanger essentiellement sur leurs conditions de services, leurs expériences de terrain et sur la promotion du volontariat national au Burundi. Les échanges menés pendant la retraite ont permis à ces soldats de la paix et du développement de se rendre compte de leur apport dans la consolidation de la paix et à l’amélioration des conditions de vie des communautés et particulièrement des plus vulnérables de la population burundaise. Les échanges sur les conditions de service ont particulièrement tournées autour des questions relatives aux soins de santé, au temps de travail, au transport et à la sécurité dans un pays post conflit comme le Burundi, à la participation aux activités des associations, du personnel, de leurs agences respectives et aux évaluations et formations. A l’occasion de cette rencontre, le Chargé de Programme VNU au PNUD, M. Joseph Rostand Olinga Biwole, a mis en exergue le travail combien important accompli par les VNU au Burundi. Activités et réalisations des VNU Les VNU du HCR ont partagé leur expérience de terrain mais également d’une nouvelle expérience basée sur l’accompagnement des rapatriés en vue de leur assurer une intégration socio-économique. Ce projet pilote qui est un programme conjoint du HCR et de l’Union Internationale des Télécommunications est mise en œuvre grâce au concours d’un VNU qui met son expertise au service des rapatriés de Muyinga et de la population de cette localité en vue de leur faciliter une meilleure intégration du milieu socioprofessionnel. Jusqu’à présent, 62 personnes ont déjà eu une formation au sein de ce centre Internet de Muyinga tenu par le HCR, et 89 % de ces derniers ont déjà été intégrés dans la vie socioprofessionnelle. Ceci constitue une source de fierté pour les VNU du HCR qui voient leurs efforts récompensés. Au PNUD l’intervention de la part des VNU a été surtout remarquable au cours des dernières années dans le cadre de la mise en œuvre du programme de réintégration, réhabilitation des sinistrés et de lutte contre la pauvreté (PRRSLP). L’objectif global dudit programme est de renforcer les capacités du Gouvernement, de la Société civile et des Communautés pour l’accueil et la réintégration des sinistrés (rapatriés, déplacés et autres personnes vulnérables), en vue de poser les bases d’un développement durable du pays. De plus, les VNU du PNUD œuvrent aussi pour contribuer à l’accès des communautés aux infrastructures sociales de base et à un cadre de vie amélioré. Ceci, par le biais de la construction/réhabilitation de centres d’enseignement de métiers, la réhabilitation d’écoles primaires et de marchés ainsi que l’équipement de centres de santé. Le FENU à travers le programme des VNU participe dans un programme conjointement financé avec le PNUD qui vise le développement rural et la décentralisation dans la province de Rutana située à l’Est du pays. Dans cette province qui accueille également des rapatriés en provenance de la Tanzanie, le FENU soutient la construction d’écoles, de centres de santé et de homes pour infirmières. Les VNU du CISNU (Centre Intégré des Services des Nations Unies) sont la véritable cheville ouvrière de la construction des centres de santé, de tribunaux de résidence, la réhabilitation de prisons, de bureaux communaux et de casernes militaires ainsi que la construction de villages de paix qui accueillent les personnes rapatriées et autres vulnérables. En plus des constructions (84 chantiers à présent), ils apportent leur expérience dans les domaines de passation de marchés et contrats d’achat de biens et services. La réunion de Ngozi a été aussi une occasion d’évaluer le travail accompli par les volontaires nationaux qui au cours des moments les plus forts de la crise ont supplée à la défaillance sinon à la quasi-absence de services techniques sur le terrain. Pour sa part, M. Louis Nduwimana, premier coordonnateur des VNU nationaux et chef de l’unité Relèvement et Lutte Contre la Pauvreté a rappelé le contexte sociopolitique qui régnait au moment où le PNUD a recouru à l’utilisation des VNU nationaux (1995 -1996) dans le cadre du programme de reconstruction, réhabilitation et relance économique du Burundi dit Contium II. M. Edouard Zambite, conseiller technique principal du PRRSLP (programme de réintégration, réhabilitation des sinistrés et de lutte contre la pauvreté) qui a collaboré étroitement avec les VNU, a indiqué que le service de volontariat national a servi de pépinière pour les ONG qui ont de plus en plus fait recours aux experts NVU nationaux pour diminuer les charges occasionnées par l’utilisation des experts internationaux. Les programmes du PNUD qui ont suivi, les projets de la banque mondiale, du gouvernement et du FIDA ont également puisé dans ce corps de VNU nationaux. Le volontariat : une structure à développer au Burundi « Au Burundi, le bénévolat plutôt que le volontariat est surtout fait par les jeunes, les adultes sont occupés à lutter pour la survie », a déclaré M. Corneille Ntawurutimana, Directeur Général de la Jeunesse au Ministère de la Jeunesse et Sport. Selon M. Ntawurutimana, les jeunes burundais ont toujours manifesté leur disponibilité à œuvrer volontairement pour le développement de leur pays. A la veille de la célébration de la journée internationale des volontaires, le 5 décembre, le moment est propice pour interpeller la jeunesse sur le volontariat national. Il a également souligné la volonté du gouvernement à promouvoir le volontariat notamment à travers le soutien aux associations de la jeunesse. Qu’ils soient affectés au PNUD, à l’UNESCO, au PAM, au HCR, à la FAO, à l’OMS ou à l’UNFPA, les VNU ont apporté leur pierre au relèvement des conditions de vie de la population burundaise à travers leurs interventions diverses, actions directes dans les communautés, appui aux populations déplacés, appui logistique et au système de communication et de l’information, distribution de l’aide alimentaire et des médicaments, reconstruction, appui aux structures sanitaires, accueil des rapatriés, éducation à la lutte contre le Sida et aux droits de l’homme etc. |
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