Bujumbura, le 26 Octobre 2010 - Au-delà de leur représentation numérique dans les instances de prise de décisions, les femmes leaders doivent satisfaire d’autres aspects qui vont au delà des chiffres dont posséder le savoir, l’avoir « être économiquement viables et indépendantes » et le pouvoir en vue d’assurer la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, ce constat a été dégagé ce lundi 25 octobre 2010 à l’occasion de la rencontre d’échange d’expériences entre les femmes parlementaires et ministres sortantes et entrantes.
En effet, le Burundi a organisé cette année un processus électoral qui a été marqué par la tenue de 5 scrutins, du communal au collinaire en passant par le législatif, le sénatorial et le présidentiel. Ce processus a permis une augmentation significative du nombre de femmes siégeant au parlement et au gouvernement, plaçant de ce fait le Burundi à une meilleure position au niveau africain et international en matière de représentation de femmes dans les institutions.
Aujourd’hui, la représentation des femmes dans les hautes institutions n’est pas une illusion, constate Mme Immaculée Nahayo, ministre en charge de la solidarité nationale, des droits de la personne humaine et du genre. Leur représentation s’élève à 32% à l’Assemblée Nationale, 46% au Sénat et 34% au conseil communal. Ces chiffres montrent le progrès réalisé par rapport aux résultats de 2005 qui avaient donné 32% à l’assemblée nationale, 37% au sénat et 22% au niveau communal. Au parlement, ce pourcentage avait été obtenu après cooptation.
Au niveau du gouvernement mis en place après les élections de cette année, la représentation des femmes s’élève à 43 % (9 femmes sur 21) ce qui constitue une amélioration par rapport au gouvernement précédent (30,7% soit 7 femmes sur 26).
Selon Mme Aissata De, directeur pays a.i du PNUD, « cette représentation des femmes doit aller au-delà des chiffres car, les femmes élues doivent être accompagnées dans la conduite de leur mission pour éviter un échec qui risquerait d’avoir un impact négatif dans la promotion de leur participation politique ».
Conscientes que la femme est capable d’occuper des postes de responsabilité, les femmes parlementaires et ministres sortantes et entrantes ont mené une grande plaidoirie pour le renforcement des capacités de la femme, le développement du leadership communautaire, l’indépendance économique de la femme, un cadre légal et réglementaire qui favorise le développement de la femme, la création des synergies et des cadres d’échange ainsi que la nécessité d’associer les hommes.