Le tourisme, un secteur incontournable pour le développement de l'économie burundaise.

photoIngrid est burundaise et travaille au sein des Nations Unies depuis 2007. Titulaire d’un diplôme universitaire en psychologie et sciences de l’éducation, elle a commencé sa carrière comme professeur au lycée de Kayanza, avant de poursuivre au Ministère de la Culture, des Sports  et de la Jeunesse du Burundi. Elle y  a travaillé sept années  comme conseillère de direction,  chef de service,  et enfin directeur de l’insertion socio-économique des jeunes. Elle a ensuite étudié en Belgique où elle décroche en 2006 une maîtrise en psychologie du travail. De 2007 à 2009, elle a travaillé  à l’UNFPA comme coordinatrice du projet de participation des jeunes au relèvement communautaire et à la cohésion sociale. Depuis  2010, elle occupe pour le PNUD le poste de  gestionnaire du projet Stratégie Nationale de Développement Durable du Tourisme, où elle collabore en étroite relation avec le Ministère du Tourisme. A travers l’interview suivante, Ingrid nous parle de son engagement pour le développement du tourisme au Burundi.

Ingrid, en quoi consiste ta mission actuelle dans le cadre du développement du tourisme ?

Ma mission est très variée. Je travaille d’abord à l’élaboration de différents documents cadre : une stratégie nationale durable du tourisme, un plan d’action prioritaire, une proposition de projet de loi cadre pour le développement du tourisme.  Une fois que les documents ont été rédigés et approuvés, je dois veiller à ce qu’ils soient adoptés et vulgarisés à l’échelle nationale à travers des ateliers régionaux réunissant tous les acteurs du secteur du tourisme.

Je stimule aussi  la production de matériel  promotionnel (site web de l’Office National du Tourisme www.burunditourisme.com, production de documentaires touristiques…)  et  mets sur pieds des projets  pilotes en matière de tourisme, comme la sécurisation du parc de la Ruvubu. Deux études de faisabilité sont actuellement en cours : la première concerne le  développement de l’écotourisme dans le parc de la Ruvubu, la deuxième le développement du tourisme communautaire dans la région de Gitega.