Ce mercredi 2 mai a eu lieu à Bujumbura une rencontre stratégique sur les priorités d’interventions des Nations Unies au Burundi à l’horizon du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté II. La réunion a rassemblé des représentants du gouvernement et des agences des Nations Unies. La délégation de l’ONU a présenté les principales composantes du plan cadre pour le développement (UNDAF) aligné sur les priorités gouvernementales. Objectif ? Pouvoir répondre de façon plus efficace et plus harmonisée aux défis de développement du Burundi.
La délégation gouvernementale, emmenée par le IIème Vice Président, M. Gervais Rufyikiri, était composée entre autres de Mme la Ministre de l’Agriculture et de l’élevage, de Mme la Ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, de Mme la Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale, de M. le Ministre des Finances, et du Secrétaire Permanent du Comité National de Coordination des Aides. Mme Rosine Sori-Coulibaly, Représentante Résidente du PNUD et Coordinatrice Résidente du Système des Nations Unies était accompagnée des représentants PAM, UNHCR, UNFPA, ONUSIDA, FAO, PNUD, Unicef, et d’ONUFEMME.
C’est pour répondre aux priorités du Burundi et dans le but de s’aligner sur le cycle national de programmation, que les agences, fonds et programmes des Nations Unies, ont initié un dialogue avec le gouvernement dans la perspective de travailler de façon collective, cohérente et intégrée.
Les résultats auxquels les principaux intervenants sont parvenus ont tenu compte des cinq principes de programmation qui guident la Formulation du Programme d’Assistance au Développement des Nations Unies au niveau des pays. Il s’agit de : l’approche basée sur les Droits Humains HRBA, l’égalité de Genre, la durabilité environnementale des interventions, la gestion basée sur les résultats RBM et le Développement des Capacités. Avec l’objectif de cibler les domaines d’intervention où les agences des Nations Unies avaient le plus d’expertise et de ressources, les trois axes de concentration suivants ont été retenus : Premièrement le renforcement de l’état de droit, consolidation de la bonne gouvernance et promotion de l’égalité du genre ; deuxièmement la transformation de l’économie burundaise pour une croissance soutenue et créatrice d’emplois et troisièmement l’amélioration des taux d’accès et de la qualité des services de base et renforcement du socle de la protection sociale.
Pour une approche intégré et collective
La rencontre a également visé le partage et la compréhension de la nouvelle approche de travail des Nations Unies, le DAO ou « Unis dans l’Action » qui a pour ambition de contribuer à une meilleure efficacité de l’aide, harmonisant les atouts des différents acteurs du système des Nations Unies. Cette approche sera appliquée au Burundi. Il s’agit concrètement d’éviter la multiplication des interventions disjointes et de réduire la pression sur les structures gouvernementales, tout en favorisant une gestion efficace et transparente des ressources.
Au terme des présentations, de nombreuses interventions ont eu lieu dans les débats. Mme la Ministre de la Santé a salué la place importante accordée à l’égalité du genre dans le document, rappelant combien les femmes souffrent encore au Burundi: en 2011, sur 100.000 naissances, 500 femmes sont mortes en couche... Mme la Ministre de l’agriculture a quant à elle plaidé pour qu’une attention particulière soit accordée au développement du secteur énergétique pour appuyer développement rural et la production agricole. Elle a à ce titre évoqué le chiffre de 58% d’enfants malnutris au Burundi...
Dans les prochaines semaines, les groupes techniques qui ont élaboré la nouvelle mouture de l’UNDAF poursuivront leur travail qui sera ensuite intégré au niveau des plans de travail de chaque agence partenaire.