Rio + 20: La société civile et le secteur privé informés et consultés

Le ministre de l'environnement et le point focal Rio+20Ce vendredi 1er juin, le ministère de l‘environnement et le comité de préparation de la participation du Burundi au sommet de Rio +20, ont organisé une séance d’information à l’attention de la société civile et du secteur privé. Objectif? Récolter les avis et les recommandations des associations et des entrepreneurs sur les enjeux de la conférence internationale, en lien avec la situation du développement durable au Burundi.

Une cinquantaine de participants issus de différents horizons  (syndicats, enseignants, entreprises actives dans le café, le tourisme, l’agriculture..)  étaient présents dans la salle. Ils étaient venus  pour s’informer au sujet de la participation du Burundi à la conférence de Rio, mais surtout pour exprimer leurs points de vue sur l’avenir du développement durable au Burundi. Le ministre de l’environnement, M. Jean-Marie Nibiramtije et Mme Marie-Rose Kabura, point focal du ministère en charge des activités liées à Rio + 20, ont apporté les informations nécessaires et ont répondu aux interpellations de la salle.

Les participants ont été nombreux à prendre la parole.

Le président de la chambre de commerce et du tourisme est intervenu  pour rappeler les responsabilités des acteurs économiques vis à vis de la société dans son ensemble. Il a affirmé que le secteur privé burundais soutenait les actions en faveur du développement durable et il a plaidé pour un travail en synergie. Les entreprises du pays sont selon lui conscientes qu’elles doivent changer certaines pratiques comme par exemple les normes de production. Il a cité entre autres le secteur du tourisme  où des normes de classification des hôtels prenant en compte les impacts environnementaux ont été élaborées.

Une mobilisation commune indispensable

Lors de sa présentation, Mme Marie-Rose Kabura a interpellé la salle sur la place du développement durable dans l’avenir des jeunes burundais. Elle a également insisté sur l’importance de la préservation de la terre, principal capital du Burundi et ressource indispensable  à de nombreux secteurs (tourisme, agriculture...)

Une représentante du syndicat des travailleurs de l’enseignement a pour sa part  recommandé au comité burundais «Rio+20» d’organiser des séances de sensibilisation après la conférence pour inscrire les recommandations dans le cadre de reconstruction du Burundi. Elle a ensuite insisté sur le besoin d’une planification commune de tous les acteurs de la société pour mettre en oeuvre le plan national en faveur du développement durable.

D’autres participants ont plaidé pour que le gouvernement multiplie les efforts pour préserver le lac Tanganyika, notamment contre les constructions anarchiques et les menaces de pollution, provenant notamment de l’absence de gestion des déchets.

Enfin, la salle a également interpellé le gouvernement sur le rôle des pays industrialisés dans la dégradation de l’environnement planétaire, et a réclamé une position ferme du Burundi dans la demande d’engagements ambitieux de ces pays en faveur développement durable.

rio.1Il est à noter que suite à l’instabilité et à la paralysie qu’a connues le pays pendant la guerre, les efforts à fournir en termes de développement durable sont encore importants. Le ministre de l’environnement  a dans ce cadre rappelé les efforts déjà engagés par le gouvernement: reboisement du territoire, mise en place de codes urbanistiques, politique de villagisation...

La collaboration avec la société civile, le secteur privé et la presse en termes de développement durables sera poursuivie après la conférence de Rio +20.

Le PNUD soutient la participation du Burundi à la conférence internationale de Rio + 20, qui se tiendra dans la capitale brésilienne du 20 au 22 juin prochains.