Chers collaborateurs, chers partenaires,
La première e-newsletter du PNUD de l’année constitue pour l’équipe de direction une opportunité de souhaiter à toutes et tous que 2013 puisse insuffler de nouvelles perspectives au Burundi, en faveur du développement du pays et du mieux être de la population.
Forts des acquis et succès réalisés lors de l’année qui vient de s’écouler, nous comptons sur votre engagement envers le Burundi pour relever les défis qui nous attendent dans les mois à venir.
En 2012, notre bureau a vu son adéquation renforcée à travers la précision des rôles et responsabilités de chaque équipe. L’amélioration de l’engagement de notre staff a d’ailleurs été reflétée dans le dernier Global Staff Survey. Notre équipe peut également se féliciter de l’exercice positif de réorganisation de notre programme sur les priorités du Cadre Stratégique de Lutte contrela Pauvreté (CSLP II), et de la réussite de la conférence de Genève, où le PNUD s’est largement impliqué. Cet évènement a été le succès de tous. 2012 a également marqué le pas vers une intensification des relations de partenariat avec la communauté internationale, et une mobilisation dynamique des ressources qui sont en voie d’augmentation.
Des évènements positifs ont déjà marqué le début de l’année 2013, comme la visite de l’Administratrice Associée qui a été un succès. Mais les défis à relever sont nombreux pour appuyer le pays sur la voie du développement, de la lutte contre la pauvreté et du bien être pour tous. Il s’agira pour notre bureau de stimuler l’intérêt des partenaires et d’augmenter la mobilisation des fonds, notamment en faveur du travail des groupes sectoriels, suite logique de la Conférence de Genève. Les appuis à la Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption seront poursuivis, de concert avec les efforts des partenaires du gouvernement et de la société civile. En termes de réintégration, nous nous attèleront tout particulièrement à soutenir la réinsertion socio-économique des personnes rapatriées de Mtabila dans leur communauté d’origine, notamment à travers la création d’emplois.
Enfin, de nouveaux domaines d’activités deviendront prioritaires dans l’action de notre bureau : le secteur des mines et des énergies renouvelables en font notamment partie. D’ores et déjà, nous vous remercions pour votre implication professionnelle. Nous vous invitons à donner le meilleur de vous-mêmes pour faire de ces défis des objectifs réussis.
Au nom de l'équipe de direction, Xavier Michon, Directeur Pays
Excellence Madame la Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage
Honorables Représentants du Peuple,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Mesdames, Messieurs les Représentants des Partenaires au Développement,
Mesdames, Messieurs les Hauts Cadres de l’Administration,
Mesdames, Messieurs les Représentants de la Société Civile et du monde agricole,
Chers collègues du Système des Nations-Unies,
Mesdames, Messieurs,
C’est pour moi un grand honneur et un réel plaisir d’avoir l’opportunité de prononcer ce mot à l’occasion de cette cérémonie de lancement officiel au Burundi, du premier Rapport sur le Développement Humain en Afrique.
Le PNUD attache une importance toute particulière à ces rapports qui jouent un rôle de catalyseur pour élaborer des réponses concrètes aux grandes questions relatives au développement humain et à la lutte contre la pauvreté et la malnutrition.
Outre les analyses pertinentes sur certains grands enjeux humains et planétaires, les rapports sur le développement humain font chaque année une mise à jour des indicateurs du développement mettant en comparaison les pays du monde.Depuis leur lancement en 1990, les Rapports sur le Développement Humain du PNUD ne cessent de préconiser l’adoption d’une approche du développement axée non seulement sur la croissance économique mais également sur les personnes.
L’analyse et les recommandations présentées dans ce premier rapport sur le développement humain en Afrique sont le résultat de consultations exhaustives auprès d’universitaires, de chercheurs, de décideurs politiques et de professionnels du développement tant en Afrique que dans d’autres régions du monde.
Mesdames, Messieurs, Distingués invités,
Le thème du Rapport sur le Développement Humain en Afrique 2012 porte sur le problème critique de l’accès à la nourriture.
Il montre que la sécurité alimentaire et le développement humain sont intimement liés et se renforcent l’un l’autre. Il fait ressortir malheureusement que les progrès rapides de l’économie africaine n’ont pas suffi à assurer la sécurité alimentaire, de sorte qu’une proportion significative de la population est encore victime de la faim.
L'Afrique est en effet la région du monde la plus touchée par l'insécurité alimentaire. Plus d'un habitant sur quatre, soit près de 218 millions d'africains et plus de 40 % des enfants africains âgés de moins de cinq, c'est-à-dire 55 millions d'enfants souffrent de malnutrition.
La faim et les périodes prolongées de sous-alimentation produisent non seulement de terribles ravages dans les familles et les communautés à court terme, mais elles laissent également un lourd héritage aux futures générations.
Ces dernières années, les pays africains ont réalisé les progressions les plus rapides à l'échelle de l'indice du développement humain des Nations Unies, et bon nombre d'entre eux ont enregistré des taux de croissance économique parmi les plus élevés au monde. Cependant, la prévalence de la malnutrition chez les enfants âgés de moins de cinq ans dans cette région est tombée d'à peine 1 point de pourcentage durant les dix dernières années, en comparaison avec la baisse de 10 points de pourcentage enregistrée en Asie.
Deux partis pris largement répandus en matière de politique expliquent la persistance de l'insécurité alimentaire en Afrique. Le premier est un penchant urbain marqué, au détriment du développement rural en général et du secteur agricole en particulier. Le second est un préjugé lié au genre, qui s'inscrit dans le contexte élargi d'une inégalité souvent en progression, au niveau de l'accès aux ressources, qui a restreint les droits des femmes et freiné la productivité agricole.
L'autonomisation des femmes et des pauvres vivant dans les zones rurales en leur assurant l'accès à l'information, aux marchés et à la terre leur permet de donner libre cours à leur potentiel de transformation afin de construire un avenir où tous pourront jouir de la sécurité alimentaire.
L'Afrique subsaharienne doit établir un nouvel agenda pour la justice sociale, qui habilite les pauvres ruraux et plus particulièrement les femmes.
Toutefois, les africains ne sont pas condamnés à souffrir d'insécurité alimentaire toute leur vie. Les connaissances, les technologies et les ressources nécessaires pour consolider la sécurité alimentaire existent.La croissance économique ne peut à elle seule résoudre le problème. La sécurité alimentaire exige que les individus puissent jouir de la liberté et de la capacité nécessaires pour acquérir l'alimentation dont ils ont besoin et mener une vie à laquelle ils attachent de la valeur. Les politiques visant à renforcer la sécurité alimentaire doivent servir à mettre en œuvre des mesures qui améliorent la résilience et l'autonomisation des populations.
Mesdames, Messieurs, Distingués invités,
Un proverbe burundais dit avec sagesse que « SI TU T’ENDORS LE SOIR AVEC LE VENTRE VIDE, TU TE LÈVES LE MATIN LE COEUR PLEIN DE HAINE”Le rapport qui nous concerne révèle qu’au Burundi, le pourcentage de personnes sous-alimentées atteint les 62%. Le Burundi est également le pays d’Afrique où le déficit alimentaire par personne malnutrie est le plus élevé du continent (- 350 calories par habitant et par jour en moyenne).
La majeure partie des citoyens se nourrissent de ce qu’ils cultivent, et ne possèdent pas les ressources économiques suffisantes pour acheter des denrées alimentaires complémentaires.
La pression démographique importante du pays, exacerbée par un retour majeur des réfugiés, par les conséquences déjà visibles des changements climatiques, par les maladies détruisant les cultures ainsi que par l’augmentation des prix des produits alimentaires de base, des semences et des engrais constituent autant de menaces supplémentaires à la sécurité alimentaire.
L’accroissement démographique a conduit à une atomisation des exploitations agricoles familiales et à l’augmentation de la pression exercée sur les ressources naturelles. Cette situation est critique dans certaines provinces du pays où la superficie cultivable moyenne pour un ménage de 5 personnes est désormais inférieure à 20 ares. Cultivée en haricots, sans mesure d’amélioration des ressources, ces très petites exploitations agricoles ont une superficie qui ne permet de nourrir une famille que sur une durée de 2 à 3mois.
Si rien de change, cette situation peut mener au désastre.
Pourtant, le Burundi possède différents facteurs encourageants en vue d’améliorer la sécurité alimentaire. Le pays possède une agriculture de subsistance mais qui produit plus de 95 % de l'alimentation disponible dans le pays. 93% des travailleurs au Burundi sont actifs dans le secteur agricole. Ce qui signifie culturellement une certaine connaissance et un amour du travail de la terre, qui constituent un terreau positif dans la diffusion de nouvelles techniques pour améliorer le rendement des terrains. D’autre part, le développement d’activités rurales para-agricoles permettrait de diversifier les revenus des burundais et dégagerait une épargne utile à l’achat d’aliments complémentaires à la production vivrière des ménages.
A ce titre, je me dois de saluer particulièrement le Gouvernement du Burundi pour les nombreux efforts accomplis dans le domaine de la sécurité alimentaire. Sans être exhaustive, je vais mentionner ici quelques-unes de ces actions visant à améliorer l’accès à l’alimentation au Burundi:
Les enjeux liés à la surpopulation et à la pression sur les ressources naturelles ont été pris en compte par le Gouvernement : le Ministère de la Santé Publique a récemment adopté une stratégie de santé communautaire pour le pays qui vise entre autres un meilleur contrôle des naissances. Cette stratégie inclut la présence sur le terrain, au sein des communautés, d’agents de santé communautaire formés pour sensibiliser et encadrer la population en ce qui concerne la planification familiale. Le Ministère de la Santé Publique veille également depuis plusieurs années à la mise à disposition gratuitement de moyens de contraception et à la formation des agents de santé à tous les niveaux. Grâce à ces efforts, 22% des femmes en âge de procréer utilisent des moyens de contraception.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
La consolidation de la sécurité alimentaire en Afrique requiert un changement fondamental en matière de politiques, avec en parallèle, une adaptation aux nouvelles menaces posées par la croissance démographique, les pressions exercées sur l'environnement et le changement climatique.
Le continent africain a le taux de croissance démographique le plus rapide au monde et sera amené à augmenter sensiblement sa production alimentaire pour nourrir ses habitants, tout en atténuant les contraintes que l'agriculture fait peser sur l'environnement. Parallèlement à l'augmentation de la production alimentaire, le continent doit veiller à créer de nouveaux moyens de subsistance pour le nombre croissant de jeunes qui arrivent sur le marché du travail, notamment en rendant les activités rurales plus attrayantes à leurs yeux, et en investissant dans l'innovation.
Considérés conjointement, ces quatre domaines d'intervention élargis peuvent propulser l'Afrique subsaharienne de son état actuel vers un avenir prometteur où tous les habitants jouissent de la sécurité alimentaire et bénéficient d'un niveau de développement humain élevé.
Compte tenu que la plupart des africains vivent et travaillent encore en zone rurale, la croissance agricole, sous-tendue par les gains de productivité, peut réduire la pauvreté de manière plus efficace que la croissance dans le reste de l'économie.
Ce rapport constitue essentiellement un appel à l'action lancé aux pays africains et à la communauté internationale. Il contient un certain nombre de recommandations précises pour lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire en Afrique et ainsi échapper aux conséquences négatives significatives sur le développement humain aujourd'hui et pour les générations futures.
Je souhaite que l’occasion du lancement de ce rapport au Burundi constitue une opportunité de renouvellement de notre engagement commun pour œuvrer dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et pour la promotion du Développement humain durable.
Je vous remercie.
Rosine Sori-Coulibaly
Coordonnateur Résident du système des Nations Unies et Représentant Résident du PNUD
Ruyigi, 26-27 janvier 2012
Tugire amahoro. Ndanezerewe, no kuba ndikumwe namwe.
C’est pour moi un grand honneur et un réel plaisir de prendre la parole devant cette Auguste Assemblée réunie pour réfléchir sur les voies et moyens de renforcer la lutte contre la corruption au Burundi.
Permettez-moi, tout d’abord, Monsieur le Président, d’exprimer ma sincère gratitude à votre Gouvernement et au peuple burundais, de l’accueil chaleureux qui m’a été réservé depuis ma très récente prise de fonction dans ce beau et noble pays. Je voudrais aussi profiter pour vous remercier pour la confiance qui a été toujours accordée au Système des Nations Unies en général, et au PNUD en particulier.
En effet, le PNUD a eu le privilège, aux côtés d’autres partenaires au développement, d’accompagner le processus de formulation du CSLP II ainsi que celui de la Stratégie Nationale de Bonne Gouvernance et de Lutte contre la Corruption, dans laquelle un chapitre entier est consacré au phénomène de corruption de certains agents et organismes de l’Etat. La Stratégie de Bonne Gouvernance et de Lutte contre la Corruption définit ainsi des axes d’intervention réalistes et concrets, et sa mise en application impliquera non seulement l’ensemble des ministères, mais également les forces de l’ordre, la Justice, les administrations locales, la société civile, le secteur privé, et bien sûr, les citoyens burundais eux-mêmes.
Le PNUD appuie également le Gouvernement dans l’exercice de formulation du Programme National de Réforme de l’Administration Publique dont le projet de document sera examiné au cours des présentes assises et qui constituera, une fois adopté, un outil efficace pour la mise en place d’une administration au service du développement humain et de la population burundaise. C’est dans le cadre de cette coopération technique et collaboration étroite avec votre Gouvernement que l’honneur m’a été faite de prendre la parole devant vous aujourd’hui.
Read more...Tout d’abord, nous tenons à saluer, l’initiative du chef de l’Etat d’avoir eu la volonté de mettre en place une politique nationale de villagisation.
Monsieur le Ministre du plan et du Développement communal, les partenaires, par ma voix, vous remercient d’avoir bien voulu les associer à la tenue de cette importante réunion d’échanges, témoignant ainsi de l’excellente collaboration qui existe entre eux et votre gouvernement en général et entre eux et le Ministère du Plan et du Développement Communal en particulier.
Nous suivons avec un grand intérêt le processus d’élaboration du document de politique nationale de la villagisation depuis quelques semaines et nous nous réjouissons de constater de réelles avancées au niveau de l’étude qui a permis une concertation étroite entre le gouvernement et l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux impliqués dans ce processus.
De fait cette étude s’inscrit dans la lettre de Politique Nationale d`Habitat et d`Urbanisation validée par le conseil des ministres le 9 juillet 2008, à travers laquelle votre gouvernement réaffirme la contribution au sein du Cadre Stratégique pour la Lutte contre la Pauvreté, ou la politique de villagisation ainsi que la politique d’urbanisation visent la promotion d’une meilleure gestion des relations villes-campagnes. Nous souhaitons vivement que ce concept de villagisation qui a pour finalité d’améliorer les conditions de vie des populations soit bien expliqué et accepté par tous, afin que vous puissiez consolider les infrastructures socioéconomiques, le développement économique local et la paix à travers tout le pays.
Conformément à la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement ce document de politique de villagisation peut constituer un cadre national de référence pour toutes les interventions notamment dans le domaine du développement local et communal.
Ce sont là quelques réflexions que nous avons jugé utiles de partager avec vous lors de cette rencontre d’échanges, dans le but de contribuer à la réussite de cet atelier sur la villagisation à laquelle, nous sommes tous attachés.
Nous nous réjouissons du leadership assuré par le gouvernement à travers le Ministère du Plan et du Développement Communal qui maintient un cadre de concertation permanent avec l’ensemble des partenaires qui évoluent dans le secteur.
Nous tenons à remercier, le comité technique de suivi que préside Mr le Directeur Général du Développement Communautaire pour l’appui ainsi que les orientations apportés aux consultants et pour la préparation de cette réunion de travail.
Pour terminer, monsieur le Ministre je voudrais vous réaffirmer, au nom du PNUD et de l’ensemble des partenaires intervenant dans le secteur, notre disponibilité et notre engagement à poursuivre nos appuis aux efforts du Gouvernement dans le cadre de politique de villagisation.
Nous souhaitons plein succès à cette réunion.
Je vous remercie de votre aimable attention.
Aissata DE