Première
Partie :
SITUATION DU
DEVELOPPEMENT HUMAIN AU BURUNDI
LE BURUNDI EN CHIFFRES (2004) [1]
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Superficie et population |
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Economie |
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Superficie du Burundi : 27 834
km2 |
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PIB/hab : 92$ |
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Superficie émergée: 25 200 km2 |
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Exportation /PIB :7.04% |
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Densité de la population : 297
hab/km2 |
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Taux d'investissement
(%PIB) : 11.3% |
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Superficie des terres arables
: 72.66% de la surface émergée |
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Dette extérieure en% du PNB : 170% |
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Service de dette
extérieure/Exportations : 87% |
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Rapport Exportations/
Importations : 26.2% |
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Pauvreté et IDH |
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Santé |
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Incidence de pauvreté
nationale : 70,05 |
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Taux de mortalité infantile :
129 pour 1000 |
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Incidence
de pauvreté en milieu rural : 70,5 |
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Taux
de mortalité enfants< 5 ans : 385 pour 1000 |
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Incidence
de pauvreté en milieu urbain : 65,7 |
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Taux
de mortalité maternelle : 800 pour 100 000 |
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IDH
: 0,339 |
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Taux de couverture vaccinale :
83.9% |
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Classement mondial selon IDH :
169 sur 177 |
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Ratio Personnes/médecin : 38
400 |
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Dépenses publique de santé/PIB
: 0.65 |
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Education |
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Sécurité alimentaire |
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Taux de scolarisation
brut/Primaire : 79.54% |
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Production agricole (en% PIB)
: 25.91% |
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Taux de scolarisation
brut/Primaire /Filles : 71.71% |
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Apport journalier de calories
/ hab 1 650 Kcal (en 2002) |
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Taux
d'abandon Primaire : 19.5% |
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Importations
de céréales : 2 148 tonnes |
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Taux de scolarisation brut /
Secondaire : 11.14% |
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Aide alimentaire : 80 000
tonnes (PAM) |
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Taux
de scolarisation brut/ Supérieur : 1.72%
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Taux
d'alphabétisation des adultes : 42.16% |
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Chapitre I: SITUATION DU DEVELOPPEMENT
HUMAIN AU BURUNDI
1. CONTEXTE DU DEVELOPPEMENT HUMAIN
L’évolution du contexte
politique, économique et social du développement humain influe sur le niveau
des indicateurs. Cependant, malgré l’amélioration du contexte général grâce au
retour de la sécurité sur la majeure partie du pays depuis novembre 2003 et à
la sortie formelle du conflit sanctionnée par toute une série d’élections en
2005, l’impact sur les indicateurs du développement n’est pas encore visible.
1.1. Contexte
politique
Mettant un terme au processus de
paix et à la période de transition, le Burundi a organisé une série d’élections
au cours de l’année 2005 : le référendum constitutionnel du 28 février 2005,
les élections communales du 3 juin 2005, les élections législatives du 4
juillet 2005 et les élections collinaires du 23 septembre 2005.
Malgré les fortes appréhensions
de la population vis-à-vis de ces élections et la tension apparue lors des
élections communales, le processus électoral a été un succès dans l’ensemble.
Le succès est dû en partie à la manière dont ces élections ont été organisées
et la conjugaison des efforts des divers intervenants : la population, la
société civile, les institutions et les partis politiques. Le CNDD-FDD est
sorti grand vainqueur de cette longue compétition électorale qui a été
couronnée par l’élection de Pierre Nkurunziza, issu de ses rangs, au poste de
Président de la République. L’ensemble des partis politiques qui ont pris part
aux élections a accepté le verdict des urnes.
Le processus électoral a donné
lieu à un profond changement de la structure politique du pays avec l’arrivée
de façon pacifique et démocratique de la majorité ethnique au pouvoir.
Maintenant que les élections sont terminées, la population a les yeux tournés
vers les nouveaux dirigeants et attend de cueillir rapidement les dividendes de
la paix, même si le PALIPEHUTU-FNL n’a toujours pas encore rejoint la table de
négociation.
1.2. Contexte social
Le contexte social est marqué
par les séquelles de la guerre. La Ligue Iteka rapporte de nombreux cas de
tueries et autres violations des droits de l’homme (viols, enlèvements,
violences domestiques contre les femmes, etc.)
faites à travers tout le pays et particulièrement dans la province
Bujumbura rural où sévit encore le PALIPEHUTU-FNL[2].
Le système judiciaire souffre de son manque
d’indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics et de graves contraintes
financières. Ceci a fortement entamé sa crédibilité auprès des justiciables.
Une tendance à se faire justice soi-même apparaît en conséquence à l’impunité,
au relâchement, et à la lenteur souvent reprochée au système judiciaire dans le
traitement des dossiers ainsi qu’à la corruption.
Les secteurs sociaux vitaux comme la santé et
l’éducation sont durement touchés au moment où la majeure partie de la
population vit en dessous du seuil de pauvreté.
Les catégories les plus
vulnérables comme les sinistrés de la guerre civile, les enfants en difficultés
et les malades du SIDA sont les plus touchés sur 1e plan social. Avec la crise,
10% de la population est considérée comme sinistrée. En 2002, les déplacés
intérieurs étaient estimés à 387 467 personnes mais en 2004, ce nombre avait
baissé atteignant 141 000 personnes[3]. Le nombre de
réfugiés vivant toujours à l’extérieur du pays demeure élevé. Au début de 2004,
la Tanzanie où vivent 95% des réfugiés burundais comptait 730000 réfugiés.
Cette année-là, 82 581 réfugiés ont été rapatriés. De janvier à octobre 2005,
64 693 sont rentrés au pays. La faiblesse de ces flux de retour des réfugiés
s’explique par les conditions de vie difficiles au pays et par l’insuffisance
des moyens mis à la disposition des programmes de rapatriement, de réinsertion
et de réintégration des réfugiés.
Deux études faites par l’APRODEC
(Association pour la Promotion du Développement Communautaire) sur la situation des orphelins et sur la situation
sociale des enfants et des jeunes de la rue dressent un tableau sombre de la
situation de ces enfants en difficulté. Les malades du SIDA sont aussi une
catégorie sociale très défavorisée, car la majorité n’a pas accès aux
traitements appropriés d’antirétroviraux. L’amélioration du contexte politique
n’exerce pas encore d’impact significatif sur le plan social.
1.3.
Contexte économique
a.
Evolution économique et financière
Le taux de croissance enregistré
en 2004 est de 4.4%. Cette évolution
favorable s’explique par de bonnes performances
du secteur primaire qui a connu une abondante production de café. Le
secteur secondaire a connu une décroissance de
1.6% de 2003 à 2004, passant de
8.2% à 6.6%, tandis que le secteur tertiaire est resté stagnant à 5%. Les ressources de l’économie se sont accrues de
5.7%. Au niveau des emplois, les exportations (14.5%, surtout de bière et du
sucre) ont beaucoup plus influencé la croissance que les dépenses intérieures.
Les dépenses de consommation finale se sont accrues de 3.9% tandis que la
croissance de la formation brute de capital fixe a augmenté en 2004 de 19.1%
contre 12.8% en 2003.
A
Bujumbura, le coût de la vie, mesuré
par la variation de l’indice des prix à la consommation, s’est renchéri de 8.3%
en moyenne annuelle contre 10.7% en 2003, grâce à la disponibilité accrue des
produits alimentaires.
En ce
qui concerne les finances publiques,
les mesures prises pour élargir l’assiette fiscale et la
volonté de maîtrise des dépenses n’ont pas atteint leurs objectifs. En effet,
le déficit budgétaire s’est accru (progression de 12.9% par rapport à 2003).
Pour combler ce déficit, l’Etat s’est endetté auprès du système bancaire et
hors système bancaire.
De 2003
à 2004, l’encours global de la dette
publique a augmenté
de 12.6% (de 1 489 326.2 millions de Fbu à 1 677 304.2 millions). Cet accroissement concerne plus
l’endettement extérieur qui représente 88% du total que l’endettement intérieur
bien que ce dernier ait fortement augmenté (+68.8%). L’encours de la dette extérieure fin décembre 2004 était de 1
476 783.3 millions de Fbu contre
1 377 052.8 millions de Fbu en 2003. Fin 2004, le service total de la
dette publique était de 75 069.7 millions de Fbu contre 49 738.9
millions en 2003, soit une augmentation de 50.9% dont 45% concerne la dette
extérieure.
b.
Monnaie et crédit[4]
Au cours
de l’année 2004, les actions entreprises par la Banque Centrale pour réguler la
monnaie ont été centrées sur les plafonds de refinancement, les réserves
obligatoires et le marché des certificats du Trésor.
La BRB a
fourni des liquidités au secteur financier par le biais des plafonds de
refinancement ajustés mensuellement en fonction de l’évolution de la
conjoncture. Le taux de refinancement est passé de 15.5% à 14.5%, ce qui a fait
baissé les taux d’intérêts débiteurs moyens de 21.1% à 20.8% et les taux
d’intérêts créditeurs moyens de 13.7% à 12.8%.
En 2004, le coefficient des
réserves obligatoires a été ramené de 8% à 5% du total des dépôts pour alléger
la charge de constituer les réserves obligatoires.
Pour financer le déficit
budgétaire, l’Etat a recouru aux certificats du trésor dont l’encours a
légèrement augmenté de 2003 à 2004, passant de 31 018.8 millions à
31 385.4 millions de Fbu. Le taux d’intérêt sur les certificats du trésor
a baissé (le taux moyen à 1 mois est passé de 16.55% à 14.95% et celui à 3 mois de 15.83% à
13.92%).
Le crédit intérieur s’est accru de
62 536.5 millions de Fbu tandis que les réserves de change ont chuté de
51.2%, passant de 48.6 millions de dollars US à seulement 23.7 millions, ce qui
représente un peu moins de 2 mois d’importation. L’endettement
intérieur concerne surtout l’Etat et non l’économie (+2.4%).
c.
Balance des paiements et taux
des changes
Les échanges du Burundi avec le
reste du monde se sont soldés par un déficit de 41 872.8 millions de Fbu
en 2004 contre 15 963.8 millions en 2003, conséquence de la détérioration
des soldes déficitaires des comptes courants et de capital, ainsi que du compte
des opérations financières.
De 2003 à 2004, le taux de
change du franc burundais s’est fortement déprécié face aux principales
monnaies: le franc suisse (-9.9%), l’euro (-9.1%), la livre sterling (-9%) le yen japonais (-5.5%). L’évolution par
rapport au dollar américain a été la moins défavorable (-1.5%).
Les faibles performances
enregistrées sur le plan social et économique influent défavorablement sur le
niveau du développement humain.
2. EVOLUTION DU DEVELOPPEMENT
HUMAIN AU BURUNDI
Le développement humain est un
phénomène multidimensionnel qui tient compte de la richesse du pays à travers
le PIB par tête et englobe également l’alimentation, la nutrition, l’accès à
l’eau potable, la santé, l’éducation, l’environnement, etc.. La philosophie du développement
humain repose sur un engagement primordial envers plusieurs principes
fondamentaux : l’élargissement des choix humains; le rôle que les individus
doivent jouer pour amener un changement dans leur vie et un processus qui place
les individus au centre de l’analyse, en donnant la valeur à l’élargissement
des choix et à un bien être accru, à la fois en tant que moyen et fin en soi[5].
L’analyse de la situation du Développement
Humain Durable sera conduite à travers (i) l’étude de l’évolution des
indicateurs synthétiques, (ii) celle des indicateurs de pauvreté, (iii) et une revue
succincte des secteurs qui sous-tendent le
développement humain que sont la santé, l’éducation, l’emploi, l’environnement
et les ressources naturelles[6].
2.1. Evolution des indicateurs
synthétiques de développement humain.
Trois indicateurs synthétiques
sont analysés dans ce chapitre : l’Indicateur du Développement Humain (IDH),
l’Indicateur sexo-spécifique du Développement Humain (ISDH) et l’indicateur de
participation des femmes (IPF)[7].
2.1.1. Indicateur du
développement humain (IDH)
L’IDH est une mesure composite
des rapports entre la croissance économique et le développement social d’un
pays. La première composante de l’IDH est l’espérance de vie à la naissance qui
montre le nombre d’années que vivrait un nouveau-né si les caractéristiques de
mortalité de la population au moment de sa naissance demeuraient les mêmes tout
au long de sa vie. La deuxième composante est relative à l’alphabétisation et
l’éducation à travers respectivement le taux d’alphabétisation des adultes et
le taux brut de scolarisation combinée, c’est-à-dire des taux bruts de
scolarisation primaire, secondaire et supérieur. Enfin, la troisième composante
est le PIB par tête corrigé pour tenir compte de la parité des pouvoirs d’achat
(PPA). Le niveau et l’évolution de ces différents indicateurs sont résumés dans
le tableau suivant.
Tableau 1.1. : Evolution de
l’IDH et de ses différentes composantes
|
|
1991 |
1992 |
1993 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
|
Indice
de l’espérance de vie |
0.445 |
0.447 |
0.435 |
0.383 |
0.38 |
0.377 |
0.355 |
0.352 |
|
Indice
du niveau de l’éducation |
0.364 |
0.366 |
0.369 |
0.386 |
0.388 |
0.395 |
0.4 |
0.409 |
|
Indice
du PIB |
0.323 |
0.342 |
0.316 |
0.247 |
0.246 |
0.249 |
0.253 |
0.258 |
|
Indice
du développement humain (en %) |
0.377 |
0.385 |
0.351 |
0.339 |
0.338 |
0.34 |
0.336 |
0.339 |
Source : ISTEEBU, Base de données DHD, 2005
Le tableau 1.1 montre que le
niveau de l’IDH a chuté si on le compare avec celui d’avant la crise (en 1991,
1992 et 1993) et celui de la période de
crise. Avant la crise, il a oscillé entre 0.351 et 0.385. Au cours de la
période 2000-2004, il est resté stable en évoluant dans une fourchette de 0.339
à 0.340.
Il y a eu des compensations dans
l’évolution de ses composantes. Les indices qui ont été fortement touchés par
la crise sont l’indice de l’espérance de vie à la naissance et celui du PIB.
L’indice du niveau d’éducation a résisté à cause de l’augmentation du taux brut
de scolarisation et de celui de l’alphabétisation.
De 2000 à 2004, l’indice du PIB
est passé de 0.247 à 0.258 à cause de l’amélioration progressive de la
production intérieure facilitée par la sortie de crise. L’indice du niveau de
l’éducation a légèrement augmenté passant de 0.386 à 0.409 suite à
l’amélioration de la fréquentation scolaire (augmentation du taux brut de
scolarisation).
Mais l’indice de l’espérance de
vie a baissé de 0.383 à 0.352 à cause de la pandémie du SIDA et des autres
maladies endémiques comme le paludisme. Le tableau suivant situe le Burundi par
rapport à ses voisins géographiques en ce qui concerne l’IDH.
Tableau 1.2. : Comparaison de
l’IDH du Burundi avec les pays voisins
|
Pays/Année |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
|
Congo |
0.487 |
|
0.494 |
0.512 |
|
Uganda |
|
- |
0.493 |
0.508 |
|
Kenya |
0.496 |
|
0.488 |
0.474 |
|
Rwanda |
0.413 |
0.42 |
0.431 |
0.45 |
|
Tanzanie |
0.403 |
|
0.407 |
0.418 |
|
RDC |
|
0.36 |
0.365 |
0.385 |
|
Burundi[8] |
0.325 |
0.338 |
0.339 |
0.378 |
Source :
Rapport mondial sur le développement humain 2005
Au cours des 4 années
considérées (2000-2004), le Burundi occupe le dernier rang par rapport à ses voisins
avec des écarts d’IDH importants (voir tableau 1.3). En 2003, le Rwanda voisin
se situe à la quatrième position, mais son IDH est de loin supérieur à celui du
Burundi. Si l’on considère les composantes de l’IDH en 2003, on remarque que
sur les 7 pays de la sous-région, le Burundi vient en sixième position juste
avant la RDC en ce qui concerne l’espérance de vie à la naissance ; en dernière
position pour ce qui est du taux d’alphabétisation des adultes ; en cinquième
position pour le taux brut de scolarisation avant la RDC ; et pour le PIB, en
sixième position juste avant
Tableau 1.3.: Position du
Burundi par rapport à ses voisins en ce qui concerne les composantes de
l’IDH (2003).
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Espérance de vie à la naissance (en années) |
Taux d’alphabétisation des adultes 2001/2002 (en% ) |
Taux brut de scolarisation combiné du primaire au supérieur (en% ) |
PIB par habitant
(en PPA) |
Indice d’espérance
de vie |
Indice du niveau d'instruction |
Indice
du PIB |
IDH |
|
|
52 |
82.8 |
47 |
965 |
|