L’ABCMAV, satisfaite de sa collaboration avec le PNVJ, souhaite renouveler l’expérience

20 juin 2016

L’ABCMAV, satisfaite de sa collaboration avec le PNVJ, souhaite renouveler l’expérience © PNUD Burundi / Aaron Nsavyimana / 2016 – Michel Ngenzebuhoro et Alice Akimana, deux jeunes volontaires du Programme national de volontariat des jeunes, viennent de finir leur mission auprès d’organisations de la société civile, comme l’ABCMAV. Ils montrent fièrement le certificat de compétences qui vient de leur être remis.

Sylivana

« En 2015, le Programme national de volontariat des jeunes (PNVJ), exécuté par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, et soutenu financièrement et techniquement par le PNUD et le programme des Volontaires des Nations Unies (VNU), nous a affecté Michel Ngenzebuhoro, un jeune volontaire du programme.  Michel est psychologue et il a appuyé notre service d’assistance sociale pendant un an pour du counseling, la préparation psychologique des nouveaux arrivants et pour leur apprendre à bien suivre leur traitement.

« Avant son arrivée, nous avions un sérieux problème de suivi psycho-social des personnes vivant avec le VIH. Nous éprouvions de grandes difficultés pour assurer leur écoute et leur suivi à domicile. Surtout, nous étions insuffisamment armés pour convaincre ceux qui optent pour une attitude suicidaire en abandonnant leur traitement. Nous avions vraiment besoin de quelqu’un qui prenne en charge le counseling des personnes venues se faire dépister, et surtout lors du retrait des résultats. La présence de Michel a permis de sauver des vies

« Le PNVJ nous est d’un grand secours, car il vient en complément du soutien de nos partenaires institutionnels : le gouvernement, l’Alliance internationale et l’ambassade des États-Unis qui ne financent pas les postes du personnel, à l’exception des infirmiers financés par le gouvernement. L’arrivée de Michel a comblé un vide. Sa présence et ses compétences se sont avérées cruciales pour l’efficacité de notre soutien aux personnes vulnérables vivant avec le VIH ».

 

Michel

« Ma mission auprès de l’ABCMAV est maintenant terminée et je suis fier d’y avoir servi efficacement. Pendant un an, au service de plus de 384 bénéficiaires, j’ai assumé 40 séances de counseling, 20 séances d’animation thérapeutique, d’observation et de dépistage des personnes vivant avec le VIH.

 « Le  certificat  de compétence que j’ai reçu aujourd’hui des mains des responsables du PNVJ et du ministère de la Jeunesse, du Sport et de la Culture est une preuve de mon engagement au service des autres et de mon efficacité professionnelle. Ce certificat vaut bien plus qu’un diplôme, il démontre mes capacités et il m’ouvre la voie sur le marché de l’emploi. C’est pour  moi un grand bénéfice dans ma vie future.

« Pendant cette année de volontariat, l’encadrement et la confiance que nous ont prodigué les structures d’accueil, nous ont poussés à prendre des initiatives et de plus en plus de responsabilités, ont renforcé notre estime personnelle, notre foi en notre savoir-faire et notre savoir-être. Résultat, nous avons créé  des clubs de jeunes volontaires dans chaque province et, avant la fin de la mission, nous nous sommes organisés pour continuer à promouvoir le volontariat. À ce jour, 23 jeunes ont trouvé un emploi dans les structures qui les ont accueillis et 104 autres se sont regroupés en associations pour commencer un auto-emploi.

« Le volontariat m’a ouvert les yeux. Je suis désormais à la tête d’une association  de développement communautaire de 32 volontaires dont je suis l’initiateur. C’est mon expérience de volontaire qui m’a inspiré ce créneau alors que je cherchais comment créer mon auto-emploi. À la fin de mon affectation à l’ABCMAV, cette initiative m’a permis d’éviter d’aller gonfler les rangs des chômeurs.

« À l’association, nous sommes déterminés à montrer qu’avec peu de moyens on peut malgré tout faire beaucoup. Nous avons déjà monté un salon de coiffure et entrepris l’élevage du porc et des lapins. Ces trois projets sont financés par nos économies réalisées durant notre travail de volontaire au PNVJ (5000 FBU chaque mois par volontaire). Grâce aux compétences multiples réunies dans l’association, j’ai créé des groupes spécialisés dans différents domaines professionnels : agronomie, médecine animale (vétérinaire), droit (juriste), etc.). Chaque groupe est à pied d’œuvre pour élaborer de petits projets ne dépassant pas 2 000 000 FBU, ce qui nous permet de mobiliser des fonds auprès des bailleurs. C’est en réussissant notre pari de voler de nos propres ailes, que nous démontrerons que le volontariat est une école de la vie et un moyen de promotion du développement ».

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