© Patrice Brizard / PNUD Burundi /2017 – Dans le cadre des sélections cinématographiques du FESTICAB, édition 2019, le PNUD a proposé un atelier sur le thème « Jeunesse, entreprenariat et santé » qui a servi de cadre d’échange sur la problématique de la jeunesse en rapport avec la santé et la création d’entreprise.

 

Par Patrice Brizard

Bujumbura – Le PNUD, en partenariat avec le Festival international du cinéma et de l’audiovisuel (FESTICAB) du Burundi, a mis en œuvre un atelier sur le thème « Jeunesse, entreprenariat et santé » qui s’est déroulé le 4 juin 2019. Il a servi de cadre d’échange sur la problématique de la jeunesse en rapport avec la santé et la création d’entreprise. L’occasion a ainsi été donnée aux participants d’interagir sur les défis et les problèmes que rencontrent les jeunes pour se garder en bonne santé et être plus productifs dans la conduite de leurs activités lucratives quotidiennes. La mise en œuvre et la facilitation de l’atelier ont été rendues possibles grâce à l’appui de nos partenaires d’exécution, BBIN et Spark, et de l’équipe de techniciens du FESTICAB.

L’organisation de cet atelier constitue l’une des activités du projet d’appui à la « Réintégration durable pour une paix durable au Burundi », une initiative conjointe du HCR, du PNUD, du FNUAP et de la FAO qui vise à appuyer le Gouvernent et les communautés burundaises à identifier et aborder les obstacles majeurs en matière de protection et de renforcement des moyens de subsistance en faveur des populations retournées. Le projet se déroule notamment dans les localités et communes de retour des réfugiés, de Busoni, Kayogoro, Makamba, Muyinga et Ruyigi. Chacune des agences de l’ONU mentionnées est responsable de la mise en œuvre d’une composante distincte du projet. Pour sa part, le PNUD a en charge la réalisation d’un ensemble de produits en rapport avec le renforcement de la cohésion sociale, et privilégiant la mise en œuvre d’activités contribuant à l’amélioration des moyens de subsistance non-agricoles. Celles-ci se font grâce à la réhabilitation des infrastructures communautaires, la création de petites entreprises économiques et la formation au leadership d’un certain nombre de jeunes bénéficiaires. Le but étant de prévenir et de gérer les conflits intra et intercommunautaires.

 À l’issue des activités de réhabilitation du projet, c’est plus de 600 personnes, comprenant de nombreux jeunes, qui ont pu améliorer leur revenu après avoir accédé à un emploi temporaire. Ces personnes ont ensuite créé, avec l’appui de nos partenaires de mise en œuvre, plus d’une quarantaine de petites entreprises économiques.  À ce jour, 150 de ces jeunes ont participé à de nombreuses sessions de formation ; lesquelles étaient destinées à les familiariser aux concepts de base du leadership, leur inculquer le sens de la responsabilité collective et individuelle, et les amener à forger et cultiver un esprit et des attitudes pouvant leur permettre de contribuer à leur développement personnel et celui de leur communauté.

C’est parmi les bénéficiaires de ces différents projets de renforcement de la cohésion sociale et des moyens de subsistance que les participants à l’atelier ont été identifiés, et au nombre desquels un certain nombre sont devenus ensuite de jeunes entrepreneurs. Ils proviennent aussi bien des provinces que de la mairie de Bujumbura. Au total 60 personnes, dont la moitié de jeunes femmes, ont été invitées à participer aux activités de l’atelier dont les objectifs étaient de :

  • Rendre les jeunes capables d’adopter une bonne hygiène de vie pour être des acteurs actifs et efficaces au sein de leurs entreprises ;
  • De leur permettre d’apprécier la valeur du capital santé et de comprendre combien celui-ci était un facteur et une condition du succès des entreprises ;
  • D’identifier les défis liés à la santé des jeunes et de proposer des stratégies d’amélioration ;
  • De partager les meilleures pratiques et d’en tirer les leçons en matière de santé et d’entrepreneuriat des jeunes.

C’est au travers de présentations, travaux de groupe, questions-réponses et autres activités de brainstorming que les facilitateurs et les jeunes participants ont pu activement interagir et conclure que seules l’adoption de bonnes habitudes et pratiques, va leur permettre de rester en bonne santé et d’avoir une bonne hygiène de vie, et que cela relevait avant tout de leur responsabilité individuelle. À l’issue de l’atelier, les jeunes participants ont ainsi pu identifier les défis liés au maintien de la santé de la jeunesse, en démontrant notamment le lien indissociable entre bonne santé et performance de l’entreprise.

À la fin de la journée, nombre de participants ont alors exprimé leur satisfaction d’avoir été sensibilisés et rendus conscients des dégâts sur la santé que provoquent certaines substances toxiques comme le tabac et l’alcool, ou certaines mauvaises habitudes alimentaires, comme l’abus de produits sucrés, sodas par exemple. Certains jeunes se sont fermement engagés à revoir leur hygiène de vie et à adopter des comportements nouveaux permettant de prévenir les maladies évitables

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