© Gakuba Landry/ PNUD Burundi/ 2020 – Mme Nicole Kouassi, Représentante résidente PNUD et M. Gervais Ndirakobuca, Ministre de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique signent le document du Plan de contingence national harmonisé, 3e génération.

Par GAKUBA Landry

Bujumbura – Face aux risques grandissants de catastrophes au Burundi, l’une des grandes priorités du Gouvernement est de disposer d’outils de contingence à jour, afin d’être prêt à agir pour réduire leur incidence en termes de perte de vies humaines, de destruction d’infrastructures et de perte de biens matériels.  Pour répondre à cette nécessité, le PNUD a apporté un appui technique et financier au Gouvernement, à travers la Plateforme nationale de prévention des risques et de gestion des catastrophes, pour actualiser le Plan de Contingence National Harmonisée (PCNH).

 

La cérémonie d’apposition de signatures au document du Plan de contingence national harmonisé 3ème génération a eu lieu ce 10 août, à Bujumbura, en présence de Monsieur le Ministre de l’Intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique, Madame la Représentante Résidente du PNUD, Monsieur le Maire de la ville et des représentant de toutes les parties œuvrant dans le domaine de la Prévention des Risques et de Gestion des Catastrophes au Burundi.

Comme l’a rappelé le Ministre de l’Intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique, « le PCNH qui a fait l’objet d’actualisation datait de mars 2015 et n’avait pas pu être revu à la suite de la situation politico sécuritaire qui prévalait. L’actualisation du PCNH s’inscrit donc dans la logique du renforcement progressif et régulier des capacités de prévention, préparation, atténuation et réponse aux catastrophes ». Il a appelé les partenaires à « appuyer la mise en œuvre du Plan de contingence national qui vise à alléger la souffrance des communautés affectées par des catastrophes et à améliorer les conditions de vie des personnes vulnérables » et s’est engagé personnellement à « assurer le suivi de l’approvisionnement du fonds national de réduction des risques de catastrophes adopté par le Conseil des Ministres l’an dernier ».

Se réjouissant de l’aboutissement de ce processus, Madame Nicole Flora Kouassi, Représentante Résidente du PNUD au Burundi, a salué l’implication et l’apport de chacun dans ce travail initié par le Gouvernement, à travers la Plateforme nationale de Prévention des Risques et de Gestion des Catastrophes, avec la concertation des partenaires impliqués. Nous avons certes un document validé, dit-elle, « mais, le plus important reste devant nous. Je parle de la mobilisation de toutes les parties prenantes en vue d’être prêts à répondre efficacement et de manière coordonnée pour que les besoins des populations affectées soient réellement couverts et qu’ils ne deviennent à la longue, oubliés par manque de capacités ».

 

Le présent PCNH, 3ème génération, est le résultat d’un travail conduit conformément à l’approche méthodologique de participation active et inclusive de toutes les parties œuvrant dans le domaine de la Prévention des Risques et de Gestion des Catastrophes (PRGC). Ce travail participatif de 5 jours a abouti à un document provisoire qui a par la suite été amélioré par des représentants des acteurs provinciaux, dont les Gouverneurs de provinces.

Comme l’a indiqué le consultant, Didier Ninteretse, « le document validé dégage 6 risques majeurs, évalués selon les critères de la probabilité de survenance et d’impact, qui ont été retenus ». Ces 6 risques sont :

  1. Risques sanitaires des maladies à potentiel épidémique et pandémique dont la Covid-19, le choléra, le paludisme et la maladie à virus Ebola ;
  2. Risques d’inondations ;
  3. Risques de glissements de terrain associés aux éboulements et ravinements ;
  4. Risques d’afflux transfrontaliers des populations ;
  5. Risques de sécheresse avec son incidence sur l’insécurité alimentaire et nutritionnelle ;
  6. Risques d’accidents technologiques, y compris des incendies, des accidents de circulation routière et des agents nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques, ainsi que le terrorisme.

« C’est sur cette série de risques majeurs que les différents acteurs devront porter leur attention » précise Ninteretse.  

Pouvoir intégrer l’évolution des données en vue d’une préparation et réponse anticipative aux urgences, le processus de mise à jour du plan de contingence national harmonisé doit être mené tous les 12 mois. 

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